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France

Sous-catégories de cette catégorie : Actualités professionnelles, Emplois - Stages

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels, aides et appels à candidatures de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, concours, tremplins, etc.



16 OCTOBRE

ACCOMPAGNEMENT (date limite de candidature)
Made In 05



16 OCTOBRE

JOURNÉE D'INFORMATION
Financements européens pour les ICC
Bordeaux


16 OCTOBRE

APPEL À PROJETS (date limite d'inscription)
Culture Experience Days



16 OCTOBRE

ÉVÉNEMENT
Prix des Indés 2017
Paris


17 OCTOBRE

AIDE (date limite de dépôt)
Aide à la production / à la diffusion internationale
CNV


17 OCTOBRE

SALON
SF MusicTech Summit
San Francisco (USA)


18 - 20 OCTOBRE

SALON
MaMA Convention & MaMA Invent
Paris


18 - 23 OCTOBRE

SALON
Amsterdam Dance Event
Amsterdam (Pays-Bas)


19 OCTOBRE

AIDE (date limite de dépôt)
Aide à l'activité des salles de spectacles
CNV - Commission 7 & 7bis du 16.11


19 OCTOBRE

TABLE RONDE
Jeune public, jeune musique : Quelle création musicale pour les enfants ?
Marseille


19 - 20 OCTOBRE

RENCONTRE
Art et Culture en Territoires Ruraux
Maroilles - Le Quesnoy


19 - 20 OCTOBRE

FORUM
Forum national de l'ESS
Niort


20 OCTOBRE

APPEL À PROJETS (date limite d'inscription)
Appel national à projets pédagogiques
MGEN


20 - 21 OCTOBRE

FORUM
Entreprendre dans la Culture en Grand Est
Nancy


21 OCTOBRE

ACCOMPAGNEMENT (date limite de candidature)
Bourses de compagnonnage FAMDT ADAMI



21 OCTOBRE

DISPOSITIF
Signature de la convention de partenariat CNV / État / Région Grand Est
Nancy


21 OCTOBRE

TREMPLIN (date limite de candidature)
Ze Tremplin



Cette semaine : streaming & rémunération, user centric, rapport Maistre, lauréats du Fair, mises en demeure CSA, playlist & transparence, les femmes dans le jazz, vinyle connecté, Qwest TV, Hackathon BNF…

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :



Les lauréats du Fair 2018

Le Fair, fonds d'action et d'initiative rock, a profité de la #FairParty7 du 10 octobre au Café de la danse (Paris) pour dévoiler les 15 artistes ou groupes de la sélection 2018 qui seront accompagnés durant toute l'année.


La filière devait négocier une rémunération minimale pour les artistes sur le streaming. Mégasurprise, ça a raté !

C'est pour remédier à cette distorsion dans le partage de la valeur du streaming que la filière française devait signer un accord sur une garantie de rémunération minimale en juillet. Las, c'est un échec et la négociation est embourbée comme jamais en ce début de mois d'octobre.

Jérôme Roger (UPFI) : "Basculons vers le modèle du user centric pour le streaming"

Jérôme Roger, Directeur Général de l'UPFI, exprime la position des indés sur le streaming, l'exposition de la musique, le crédit d'impôt, et évidemment l'accord du 6 juillet instaurant une rémunération minimale, autant de grands sujets pour la filière.


Streaming : Deezer moteur d'un nouveau mode de rémunération

Selon Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox, l'industrie de la musique en ligne est face à un enjeu majeur pour rémunérer la diversité et trouver un modèle de revenu rentable.



Éditeurs et auteurs adoptent un code des usages

Les organisations professionnelles d'auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ont élaboré conjointement un Code des usages et bonnes pratiques de l'édition des œuvres musicales, signé en présence de Françoise Nyssen le 4 octobre dernier.


Quotas de chansons francophones : huit radios mises en demeure par le CSA

Elles ne diffusaient pas assez de chansons francophones : huit radios ont donc été mises en demeure par le CSA. Elles ont reçu un deuxième avertissement après une mise en garde, a indiqué le régulateur.



Playlists : un gros enjeu de transparence

Les playlists des sites de streaming sont devenues si importantes que certains craignent qu'elles ne soient pas élaborées en toute indépendance.



L'idée d'un CNC de la musique refait surface

La sortie du rapport Roch-Olivier Maistre commandé par Françoise Nyssen, Ministre de la culture, sur la création d'une Maison Commune de la Musique est imminente.



Gilles Castagnac (IRMA) : "Le MaMA Invent est un vrai salon dans le salon, une vitrine pour l'innovation dans la musique."

Le centre de ressources pour les musiques actuelles continue de proposer des services aux acteurs de l'écosystème avec, entre autres, le Baromètre des Métiers, le MaMA Invent, l'enquête 2016 des startups de la musique… Rencontre avec le directeur de l'IRMA, Gilles Gastagnac.


En bref :
Où sont les femmes ? La question se pose dans le petit monde du jazz Les hôteliers et restaurateurs nostalgiques de la vraie vie nocturne en France La musique, toujours en tête sur la consommation Youtube Vinyle connecté : plus besoin de platine pour les écouter Spotify's Discover Weekly : Comment le machine-learning trouve votre nouvelle musique La plateforme Arena Music rémunère les artistes en Bitcoin Le 2e hackathon de la BNF consacré à la musique en novembre The Guardian se demande où en est la musique underground dans un monde où tout est visible en ligne Mixcloud signs milestone licensing deal with Warner Music Qwest TV, le “Netflix du jazz” en quête d'abonnés fondateurs Maison commune, emplois aidés, conservatoires, éducation artistique, festival et sécurité, intermittents… Retour sur l'entretien avec Francoise Nyssen sur France Musique Étude sur les profils et les conditions de vie des musiciens des régions Pays de la Loire et Centre-Val de Loire Un site web sur 50 ans de musique à Nancy

Le Fair, fonds d'action et d'initiative rock, a profité de la #FairParty7 du 10 octobre au Café de la danse (Paris) pour dévoiler les 15 artistes ou groupes de la sélection 2018 qui seront accompagnés durant toute l'année.

Le Fair est le 1er dispositif de soutien de carrière et de professionnalisation en musiques actuelles. Crée en 1989, ce dispositif accompagne chaque année 15 groupes ou artistes dans l'ensemble de leurs démarches liées au développement de projet artistique et de carrière. En 26 ans, près de 400 groupes et chanteurs ont bénéficié de cette aide : NTM, Lofofora, M, Ez3kiel, Renan Luce, Chassol, Rocky, Mina Tindle, Dionysos, IAM, Miossec, Philippe Katerine, Louise Attaque, The Do, Fauve ≠, Christine and the queens, Jain, Jeanne Added…

Les artistes sélectionnés en 2018 vont bénéficier d'un accompagnement par Le Fair et ses partenaires, dont l'IRMA qui les accueillera pour des séances de formation "sur mesure".

En direct de l'annonce des lauréats 2018 du @lefair !
Retrouvez les artistes de la sélection -> https://t.co/gdt62a1jOd pic.twitter.com/698qu1LRDU

— IrmACTU (@IrmACTU) 10 octobre 2017

Les organisations professionnelles d'auteurs, compositeurs et éditeurs de musique ont élaboré conjointement un Code des usages et bonnes pratiques de l'édition des œuvres musicales, signé en présence de Françoise Nyssen le 4 octobre dernier.

Signature du Code en présence au ministère de la Culture

Sur plusieurs points de contenu des contrats d'édition dans le domaine musical, le code de la propriété intellectuelle, notamment dans ses articles L132-11, L132-12 et L132-13, renvoie explicitement aux usages de la profession. Il est donc apparu utile aux organisations professionnelles d'auteurs, de compositeurs et d'éditeurs, de préciser ces usages et d'en donner un référentiel complet, équilibré et partagé.

Le présent Code des usages et des bonnes pratiques a été élaboré et signé par la CSDEM, la CEMF, l'ULM, le SNAC, l'UNAC et l'UCMF, organisations représentatives des éditeurs de musique et des auteurs d'œuvres musicales.

Ce code vise :

à assurer au métier d'éditeur de musique "un cadre juridique équilibré permettant l'exercice paisible et économiquement viable des droits cédés et offrant les conditions de la meilleure exploitation des œuvres musicales", à assurer aux auteurs "un cadre juridique équilibré pour la cession des droits patrimoniaux que la loi leur reconnaît sur leurs œuvres musicales, la transparence de la gestion des œuvres par les éditeurs et leur association équilibrée aux résultats financiers de l'exploitation des œuvres musicales".

Ce document s'adapte à tous les genres de répertoire (variété, classique, musique à l'image, librairie musicale), en dehors de certaines dispositions explicitement spécifiques à certains genres.
Il a vocation à être étendu à l'ensemble des professionnels du secteur dès lors que le code de la propriété intellectuelle comportera des dispositions prévoyant cette extension. Il a également vocation à servir de référence pour d'éventuelles évolutions du code de la propriété intellectuelle à venir concernant l'édition musicale.

Cette semaine : artistes & hausse de la CSG, indés vs streaming, playlist vs radio, cashless, contrats aidés, signature du Code des usages dans l'édition, magasins de musique, artistes en détachement, Google vs Shazam, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :



Hausse de la CGS sans compensation, les artistes et les auteurs ne veulent pas être les seuls à ne rien avoir négocié

Les quelque 260 000 auteurs et artistes seraient-ils, parmi les actifs, les grands perdants de la réforme des cotisations sociales ? Ils s'inquiètent en tout cas de la baisse de leur pouvoir d'achat qu'entraînera la non compensation de l'augmentation de ce prélèvement.


Dix ans après la crise du disque, les labels indépendants ont de nouveaux ennemis : les plateformes de streaming

De Buretel : « Les acteurs contre lesquels on doit lutter, ce ne sont plus les majors mais les Spotify et les Google, ces multinationales qui veulent diffuser de la musique le plus gratuitement possible pour eux. »


Playlists : ces nouvelles radios musicales qui font de l'audience

Alors que le streaming devient le genre dominant, les playlists proposées par ces services connaissent un succès fulgurant, au point de voler la vedette au média jusqu'ici prescripteur dans le milieu de la musique, la radio.



Le cashless, le bon filon des festivals de musique pour arrondir leurs fins de mois

Sous couvert d'offrir confort et sécurité, ce système de paiement dématérialisé permet surtout aux festivals de musique de renflouer un peu les caisses dans un contexte économique difficile. Quitte à irriter certains festivaliers.



Signature du Code des usages et des bonnes pratiques de l'édition d'oeuvres musicales

Le 4 octobre, suite au travail des médiateurs nommés par le ministère de la Culture, les auteurs, les compositeurs et les éditeurs du secteur musical ont signé le Code des usages et des bonnes pratiques de l'édition des œuvres musicales.



MaMA INVENT, 3e édition du salon musique & innovation : programme et temps forts

Le MaMA, en collaboration avec l'IRMA, propose la troisième édition de MaMA Invent du 18 au 20 octobre au Trianon (Paris). Un évènement qui réunit les professionnels de la musique et les services les plus innovants de la filière, à travers un programme où se mêlent workshops, keynotes, tables rondes, démonstrations et pitchs de startups.


Les magasins de musique souffrent en silence

Dans la lignée des disquaires et des libraires, les revendeurs d'instruments de musique souffrent dans un marché culturel tendu comme jamais.




Spectacle : une enquête flash sur la réduction des contrats aidés

Afin d'évaluer l'impact que peut avoir la réduction des contrats aidés sur le secteur associatif, une enquête flash, pilotée par l'UFISC et la FEDELIMA, est lancée auprès de nos organisations membres, de leurs adhérents, et plus largement auprès des acteurs de l'ESS.


En bref :
Les nouvelles obligations lors de l'accueil d'artistes européens en situation de détachement Google concurrence Shazam avec la fonction Now Playing La baisse des contrats aidés mine le secteur de la musique vivante : l'exemple du Triton Riverains vs noctambules… la guerre des irréconciliables ? Women in Sound : la sous-représentation des femmes dans l'industrie de la musique FlameFy, pour l'audience over-the-top Agenda des tremplins & concours en octobre Marseille : le nouveau One Again Club convie la techno/house sur 600 m² au cœur du Vieux-Port Guide To Livestreaming Your Concert or Event On YouTube Arnaud Houndjo / La Place : « Notre mission est d'accompagner la naissance d'une industrie culturelle Hip Hop » Rennes : les groupes mythiques qui ont débuté à l'Ubu

Le MaMA, en collaboration avec l'IRMA, propose la troisième édition de MaMA Invent du 18 au 20 octobre au Trianon (Paris). Un évènement qui réunit les professionnels de la musique et les services les plus innovants de la filière, à travers un programme où se mêlent workshops, keynotes, tables rondes, démonstrations et pitchs de startups.

Animé par l'IRMA depuis trois ans, MaMA INVENT est l'espace dédié à l'innovation au sein de la convention professionnelle MaMA. "Plus que jamais, cette édition s'appuiera sur le travail mené par notre pôle Innovation durant toute l'année" indique Gilles Castagnac, directeur de l'IRMA, que complète Fabrice Jallet, coordinateur de ce pôle et régisseur général des contenus présentés à MaMA INVENT : "Au quotidien, on accompagne la transformation numérique de la musique en conseillant les startups, en produisant des données, en favorisant les mises en relation, etc., et là pendant trois jours, on réunit toute cette matière avec nos partenaires pour se nourrir ensemble. C'est un prolongement naturel de nos activités sous forme d'événementiel."

Ingénierie et nouveaux terrains d'expérimentation

À partir de cette connaissance et de l'identification des services innovants de la filière, se sont montés la vingtaine de temps d'échanges qui jalonneront chaque journée thématique du MaMA INVENT - le mercredi 18 étant consacré aux solutions pour les artistes, le jeudi 19 à celles pour le spectacle, et le vendredi 20 aux opportunités en matière de business et de promotion.
Au-delà des nombreux débats et keynotes au programme, une cinquantaine de jeunes pousses présenteront également leurs services via la tenue de corners (voir la liste des rencontres et exposants en fin d'article). Pour prolonger leur exposition, un nouvel espace d'échanges sera inauguré à leur intention, le Cosy Lab, qui permettra aux solutions innovantes d'être directement testées en groupe auprès du public.

Autre évolution, les pitch sessions quotidiennes répondent dorénavant aux différents stades de structuration des projets : Early stage, Living lab, International development (3 startups en pitch pour chaque catégorie). À noter que les candidats à la catégorie Living lab (Augmented Acoustics, Divercities, GuestMe), auront la possibilité d'expérimenter leur solution à MaMA ainsi qu'à La Cigale augmentée, la salle de concerts voisine qui sera, elle-aussi, réglée sur l'innovation durant le salon.

TEMPS FORTS

Blockchain

Depuis près de deux ans, le mot est sur toutes les bouches : blockchain, une technologie de stockage et de transmission d'informations, transparente, sécurisée et fonctionnant sans organe central de contrôle. Comme évoqué dans plusieurs de nos dossiers mensuels (Blockchain et spectacle vivant : remettre l'imagination au pouvoir (nov. 2016), La gestion des droits de la musique fait sa révolution : blockchain et deep-learning (juin 2017)), cette technologie peut trouver des applications bénéfiques dans la musique.

C'est entre autres ce dont témoignera l'artiste anglaise Imogen Heap dans une keynote proposée par la GAM, l'artiste ayant collaboré avec la startup Ujo Music à la création d'un système d'exécution automatique de contrats auto-certifiés permettant de répartir les revenus grâce à la blockchain.


Le lendemain, Maxime Faget du festival SeaNaps (Leipzig / Allemagne) présentera le présentés à l'occasion de MaMA INVENT le vendredi 20. S'intéressant à l'activité et aux ressources financières des entreprises, mais également aux accompagnements reçus et aux parcours des fondateurs, ces données sont un outil d'observation et d'analyse de l'écosystème entre musique et innovation.

Au plaisir de vous retrouver à MaMA INVENT du 18 au 20 octobre au Trianon…

PROGRAMME COMPLET - MaMA INVENT

Mercredi 18 octobre

INITIATIVE CORNER : Artist Factory, creative day

Details SoundBirth Fanship Le Bureau Export / What The France VANFLET Audiens INTRAZIK Be Wild Production KissKissBankBank & Co AGP Système Profession Spectacle le Groupe Rhythm And Town & Veemus Soonvibes Eazieer / France Billet Mairie de Paris : Espace E (La Place), 104Factory, Cargo, Créatis, Mila. PLUG-iot Weclap SoCoop / Soticket

Ces services seront également présentés sous forme de démonstrations durant la journée au Cosy Lab.


FOCUS, WORKSHOP, DÉMONSTRATION ET PITCH SESSION

Les nouveaux instruments
Trianon - Forum - 10:00 - 10:40 - Parcours Artiste

Musique et VR, défis et opportunités pour les artistes
Trianon - Forum - 11:00 - 11:45 - Parcours Artiste
Proposé par RR20 et la GAM

La JIMI est de retour pour une nouvelle édition les 13 et 14 octobre à Ivry-sur-Seine (94). L'IRMA y tiendra un stand conseil/librairie et animera une conférence sur les revenus de l'artiste.

Ouvert à la fois aux amateurs de musique et aux professionnels, la JIMI a pour objectif de favoriser la rencontre et la promotion des artistes et des structures.


Au programme : plus d'une centaine d'exposants, des forums, des points infos, des speed-meetings pros pour échanger autour des problématiques des structures et des projets artistiques indépendants. L'événement accueille également des concerts et des showcases.

L'IRMA sera présente à la JIMI à travers :

- la librairie IRMA
- l'organisation et l'animation de la table ronde L'artiste indépendant aujourd'hui, quels revenus, quels statuts, pour quels projets ?

PROGRAMME

LES DEBATS / TABLES RONDES

Le rôle des médias dans le développement d'un projet musical indépendant
samedi 14 octobre à 14H15

Intervenants : Patricia Teglia (attachée de presse), Nathalie Paul (concertlive.fr et fan-prive.com), Marc Mithouard (programmateur - Radio Activ'/St Brieuc), Eric Tandy (journaliste), Alexandre Loos (community manager - Red5) Modérateur : Fred Drewniak (IRMA)


L'auto-management ou comment monter sa tournée en DIY
(proposé par le RIF)

samedi 14 octobre à 15H40

Intervenants : Frédérick Loupy (plateforme dbTribe / collectif Tomahawk), Polo Ruesz (Purple Base / Bob Booking) Modération : Nicolas Acquaviva (Coordination Réseau 92)


L'artiste indépendant aujourd'hui, quels revenus, quels statuts, pour quels projets ?
(proposé par l'IRMA)
samedi 14 octobre à 16H30

Intervenants : Alex Monville (La Couveuse/IRMA), Clément Aubey (Le Bouquet), Nilem (artiste) Animateur : Fred Drewniak (IRMA)


Premier manager. Quand l'entourage proche devient le premier entourage professionnel de l'artiste émergent
(proposé par le MMFrance)
samedi 14 octobre à 17H55

Intervenants : Carla Legendre (manager MMFF de Luciole, In The Canopy, Bastien Picot, Jim Rosemberg, StephaneCorbinet, Perrine Megret) ; Fatou Mladjao Moucle (manager de Imany et Saandia) ; François Lejour (manager MMFF de l'Impasse Mexicaine, directeur du label Nitescence Records) Modérateur : Jean-Michel Journet (manager MMFF de Natalia Doco et Teach Kids Manners & label manager de Casa Del Árbol)


LES MINI CONF'

Samedi 14 octobre - de 14H à 16H15

- Un(e) attachée de presse, à quoi ça sert ? par Rodrigue Mercier – Manager (Theo Lawrence @ The Hearts, Fuzzy Vox)

- Promenons-nous dans les bios (Le quart d'heure qui va changer votre vie et votre bio) par Geoffrey Sebille – Président Rédacteur Général chez www.nayonspaspeurdesmots.com

- Un manager pour quoi faire ? par Frédérique de Almeida « Noisette Prod » (management, conseil artistique)

- Du squat aux sites artistiques temporaires par Kevin Ringeval – Co-gérant de la SCOP Polybird Production, Co-directeur du site temporaire L'AEROSOL et ancien responsable de lieu pour Usines Éphémères

- Pourquoi créer un spectacle jeune public par Virginie Riche – Directrice de Gommette Production

- Jouer à l'étranger par Melaine Bricet – Agent/Bookeur à Kongfuzi

- Péripéties autour d'un micro-label indépendant par Camille Jamain – En veux-tu ? EN v'là !

Musiciens et artistes, préparez les prochains concours, tremplins et appels à projets pour développer votre carrière.

Tremplin Blues de Traverse
Date limite de dépôt : 13 octobre 2017
Ouvert aux groupes de blues de Normandie et de Picardie




L'Ampli Ouest-France
Date limite de dépôt : 13 octobre 2017
Ouvert aux artistes ou groupes de musiques électronique, de rap, de rock, de pop, de chanson, de métal, de jazz ou de musiques du monde non signés par un label




Bourse de compagnonnage FAMDT/Adami
Date limite de dépôt : Mi-octobre 2017
Ouvert aux artistes ou groupes professionnels en musiques traditionnelles et du monde




Made In 05
Date limite de dépôt : 16 octobre 2017
Ouvert aux artistes ou groupes émergents du département des Hautes-Alpes




Traverses
Date limite de dépôt : 15 octobre 2017
Ouvert aux artistes et équipes artistiques professionnelles de Loire-Atlantique




C'est leur tour !
Date limite de dépôt : 15 octobre 2017
Ouvert aux artistes interprètes et auteurs-compositeurs-interprètes autour de la voix.



Prix Cécile Pollet
Appel à candidature : Mi-octobre 2017
Ouvert aux artistes émergentes âgées de 15 à 25 ans : auteure, compositrice, interprète de chansons dites « à texte », inconnue du public. Les textes doivent être d'expression française.





Prix Saravah
Date limite de dépôt : 31 octobre 2017
Ouvert aux artistes ou groupes émergents dont les démarches s'inscrivent dans la philosophie de Pierre Barouh




#Go
Date limite de dépôt : 31 octobre 2017
Ouvert aux artistes ou groupes du Morbihan ayant déjà une expérience significative ainsi qu'une volonté de professionnalisation.



European Young Artists Awards – Prix européen des Espoirs du jazz
Date limite de dépôt : 31 octobre 2017
Ouvert aux groupes de trois musiciens ou plus ainsi qu'aux big bands européens de jazz, les participants doivent être nés au plus tard en 1988.



Le Grand Zebrock
Date limite de dépôt : 10 novembre 2017
Ouvert aux artistes ou groupes amateurs et émergents d'Île-de-France.





Tarn et Garock
Date limite de dépôt : 10 novembre 2017
Ouvert aux musiciens non professionnels et aux groupes débutants et/ou émergents. Un des membres doit résider en Tarn et Garonne.



Les Inouïs du Printemps de Bourges
Date limite de dépôt : 13 novembre 2017
Ouvert aux groupes ou artistes, musiciens, compositeurs ou non dans le champ des musiques actuelles. Sont exclus : les groupes ou artistes professionnalisés engagés par un contrat discographique auprès des majors, de leurs labels, ou de producteurs indépendants. Les groupes ou artistes professionnalisés engagés par un producteur de spectacle d'envergure nationale depuis plus de 1 an. Les groupes ou artistes professionnalisés ayant plus de 6 ans d'existences sous cette forme.



Prix Ricard SA Live Music
Date limite de dépôt : 22 novembre 2017
Ouvert à tous les artistes ou groupes français en développement, à condition qu'ils soient autoproduits. Sont également acceptés les artistes signés sur une structure locale ou associative, et/ou en contrat d'édition.



Le Chantier des Francos
Date limite de dépôt : 30 novembre 2017
Ouvert aux artistes en développement de carrière bénéficiant, entre autres, d'un entourage professionnel.



Lab festival
Date limite de dépôt : 4 décembre 2017
Ouvert aux DJs émergents en musique électroniques.





Cette semaine : emplois aidés dans la musique vivante, musiciens vs journalistes, innovation, techniciennes du spectacle, chiffres de la diffusion, PLF 2018 Culture, vinyle connecté, rap & féminisme, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :



Fréquentation en hausse pour les salles de concerts

Le CNV publie la 12e édition des Chiffres de la diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles. Ces données témoignent d'une croissance du nombre de représentations et d'entrées payantes dans le spectacle musical, tout particulièrement dans les salles de concerts.


Les emplois aidés dans le secteur de la musique vivante

L'Association Jazzé Croisé (AJC Jazz), l'Association Française des Orchestres (AFO), Grands Formats, la Fevis – Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux… (FEVIS), France Festivals, Futurs Composés et la Réunion des Opéras de France (ROF) ont réalisé une enquête sur les CUI-CAE et contrats d'avenir au sein de leurs 423 structures adhérentes.


La musique, laboratoire d'innovation

Depuis quelques années, la musique et la mutation de ses modèles économiques sont entrées de plain-pied dans le monde de l'innovation. Ainsi, plus de 300 startups françaises travaillent actuellement à diversifier et à renouveler les usages de la musique. Tour d'horizon des nouvelles possibilités offertes par ces services.


Les techniciennes du spectacle vivant, "Jeanne d'Arc au pays des hommes"

Les métiers techniques du spectacle vivant sont un milieu d'hommes avec une poignée de femmes. Passionnées, intuitives, courageuses, elles apportent leur force à l'élaboration des spectacles. Qui sont ces fascinantes femmes de l'ombre ?


Les jeunes musiciens face aux questions des journalistes

Pour profiter au mieux de l'exposition offerte par les médias, les jeunes musiciens peu à l'aise face aux questions des journalistes peuvent prendre conseil auprès de coachs qui amélioreront autant leur élocution que le fond de leur discours.


En bref :
Un nouveau club electro "panoramique" prochainement Porte de Versailles Ricard S.A Live Music : nouvelle formule pour le prix 2018 Avec ses nouveaux Echo, Amazon prend encore Apple et Google de vitesse Projet de loi de finances 2018 du ministère de la Culture Vinyle : phénomène de mode ou trésor de son ? RadioBuzz40, un top basé sur le choix des programmateurs et pas sur l'audience Revive, MPO et Wax Tailor présentent le 1er disque vinyle connecté Décret Bruit/Son amplifié : le tour de France d'AGI-SON Acheter des écoutes sur Spotify c'est possible, c'est cher et ça sert à quoi ? Rock en Seine : François Missonnier, directeur historique, est remplacé Crowdfunding : repenser l'implication du financement participatif dans la culture Rap et féminisme : deux mondes vraiment irréconciliables ? The 8 Startups Set to Become the Next Rockstars of Tech & Music

Le CNV publie la 12e édition des Chiffres de la diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles. Ces données témoignent d'une croissance du nombre de représentations et d'entrées payantes dans le spectacle musical, tout particulièrement dans les salles de concerts.

Présentées le 25 septembre, ces statistiques 2016 - issues du traitement des déclarations reçues par le CNV dans le cadre de la perception de la taxe sur les spectacles - confirment la vitalité du spectacle vivant avec 63 339 représentations payantes (+9% par rapport à 2015), 24,4 millions d'entrées payantes (+6%) et 813M€ de billetterie générés (+7%).
Cette croissance "s'inscrit dans la continuité de celle observée au cours de la dernière décennie" précise le CNV. Ainsi, grâce aux efforts faits par le secteur en matière de sureté et de sécurité, les attentats ne semblent pas avoir stoppés la fréquentation des spectateurs.

Autre enseignement, si la fréquentation des festivals avait enregistré une forte croissance en 2015 (+ 11%), elle s'est stabilisée en 2016 (+2%) tandis que celle des lieux de diffusion a connu une progression de 7%.
Les lieux de types SMAC ont ainsi présenté une croissance de 8% du nombre de représentations, de 13% leur fréquentation et de 17% leur billetterie. La vitalité de l'offre s'observe aussi du côté des lieux de petite jauge, dont la fréquentation s'est accrue (3% pour les représentations données devant moins de 200 spectateurs) "même si leurs recettes de billetterie restent modestes".
La croissance de la diffusion des spectacles présentés dans des lieux de très grande jauge s'est accompagnée d'un retour des artistes à forte notoriété, capables de remplir des stades ou des Arenas.

Des déclinaisons régionales de l'étude ont également été apportées par le CNV. Elles permettent d'analyser les situations contrastées entre les territoires comme en témoigne ce graphique :

Si on observe la typologie des redevables, 55% d'entre eux sont des associations. Ces dernières déclarent plus de la moitié des représentations payantes. Les sociétés commerciales pèsent, de leur côté, pour près de 76% dans la billetterie totale générée.

Enfin, en ce qui concerne les genres, le pop-rock et les comédies musicales sont en hausse alors que les genres rap, hip hop, reggae et cabarets voient leur billetterie reculer. Les esthétiques les plus diffusées en festivals en termes de fréquentation et de billetterie sont toujours les musiques électroniques, le jazz, blues et musiques improvisées et le pop-rock.

LIRE L'ÉTUDE

Une étude commandée par le ministère de la Culture, suite à la signature du protocole d'accord Schwartz, dresse un tableau détaillé des relations contractuelles entre artistes et producteurs, et passe au crible les clés de partage des revenus constatées. Un dossier avec interviews des parties prenantes (SNEP, GAM, UPFI, ADAMI, FÉLIN).

Commandée par la DGMIC (Direction générale des médias et des industries culturelles au ministère de la Culture) — suite à la signature, le 2 octobre 2015, du protocole d'accord Schwartz pour un développement équitable de la musique en ligne — une étude du cabinet indépendant Bearing Point dresse un état des relations contractuelles entre artistes et producteurs de phonogrammes. Rendue le 4 juillet dernier, elle évalue la part de rémunération des artistes sur le chiffre d'affaires des producteurs, en fonction du type d'exploitation (physique, téléchargement, streaming). La méthodologie adoptée a été le fruit de longs mois de négociations, au sein d'un comité de pilotage associant des représentants des artistes (GAM, ADAMI) et des producteurs (SNEP, UPFI, FELIN). « Le cahier des charges a fait l'objet d'un accord préalable, qui a certes amené chacun à faire des concessions, mais qui rend ses résultats solides et représentatifs », estime Jérôme Roger, le directeur général de l'Upfi (Union des producteurs français indépendants).

Une montée en puissance des contrats de licence

L'analyse de Bearing Point porte sur 18 à 30 mois d'exploitation de 127 albums de nouveautés commercialisées en 2014, et sélectionnés de manière à refléter la diversité de la production phonographique. Elle exclue de son périmètre l'exploitation du back catalogue, celle des catalogues internationaux, ainsi que les revenus en provenance de la scène ou de l'édition, et les droits voisins.
Chaque projet a fait l'objet d'une double analyse : celle des dispositions contractuelles encadrant la rémunération des artistes-interprètes (taux, assiette, abattements, avances), d'une part ; et celle de ses coûts et recettes d'autre part (coûts de production et de promotion, et revenus issus de son exploitation jusqu'en juin 2016).
Les projets portés par des labels indépendants et de ceux portés par les majors ont fait l'objet d'un traitement distinct, en raison des différences dans la structure de leurs coûts. Dans le cas des labels indépendants, l'assiette de rémunération des artistes est nette des coûts de distribution, ce qui n'est pas le cas pour les majors qui s'auto-distribuent.

Une proportion non négligeable des projets retenus dans l'échantillon représentatif a été exploité sous contrat de licence (le producteur initial, qui peut être un artiste auto-produit, assume les frais d'enregistrement, mais pas les frais de promotion et de marketing) ; par opposition au contrat d'exclusivité, qui lie directement l'artiste à sa maison de disques, laquelle assume également dans ce cas les coûts d'enregistrement.
« 40 % des contrats sont des contrats de licence, ce qui signifie que les artistes ont décidé de prendre en main leur destin phonographique et leur production. C'est une information importante, qui montre les mutations à l'œuvre dans le secteur », observe Bruno Boutleux. directeur général de l'Adami (Société pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes). « Le contrat d'exclusivité n'est plus la norme. Les artistes s'auto-produisent de plus en plus. […] Ce n'est pas anecdotique d'un point de vue patrimonial, concernant la propriété des masters », relève pour sa part Jérôme Roger à l'UPFI.

La difficile appréciation de la rémunération de l'artiste

Dans le cas des projets indépendants sous contrat d'exclusivité, l'analyse contractuelle montre que le taux de redevance moyen perçu par les artistes avant abattements s'élève à 10,4% pour l'exploitation physique, 14,3% pour le téléchargement, et 10,6% pour le streaming. Les taux moyens d'abattement constatés sont de 26,2% pour les campagnes publicitaires sur le territoire français, de 34,4% pour les ventes à l'export, et de 38,1% pour les ventes « mid price ». L'analyse financière, qui inclut les avances non recoupées faites aux artistes (6,3% du chiffre d'affaires des producteurs) et les cachets d'enregistrement (5,9%), fait ressortir la rémunération des artistes à hauteur de 24,4% du chiffre d'affaires des producteurs, hors aides à la production. Si l'on inclut les aides à la production perçues par les producteurs, la rémunération des artistes tombe à 13,3% de leur chiffre d'affaires augmenté des aides.

Il s'agit d'un taux brut, reconnaît Bearing Point. Si l'on déduit les frais généraux engagés par les artistes (28% de leur rémunération selon le taux forfaitaire calculé par la Gam et l'Adami, en incluant le management, les frais juridiques, les instruments, etc.), la rémunération nette des artistes, incluant les avances non recoupées et les cachets d'enregistrement, ressort à 9,6% du chiffre d'affaires des producteurs augmenté des aides. Hors avances non recoupées et cachets d'enregistrement, « la part nette de rémunération de l'artiste sur le chiffre d'affaires des producteurs, ventes et streaming confondus, n'est que de 5,4% », constate plus en détail Bruno Boutleux.

S'agissant des albums produits par les majors dans le cadre d'un contrat d'exclusivité, les taux de redevance constatés sont de 10,7% pour le physique, et de 10,9% pour le numérique (téléchargement et streaming).
« Dans le numérique, on se retrouve au final avec un taux de redevance qui est le même que dans le physique, alors que les coûts ne sont plus les mêmes », regrette Bruno Boutleux. « Comme il y a moins d'abattements sur le streaming, suite aux engagements pris lors de la mission Schwartz, l'artiste est mieux rémunéré que pour une vente physique », lui oppose Guillaume Leblanc, le directeur général du Snep (Syndicat national des éditeurs phonographiques).
« Les revenus des artistes (avances et cachets compris) correspondent en moyenne à 13,2% de l'ensemble des revenus du producteur (aides comprises) ; et à 17,3% du chiffre d'affaires issu de l'exploitation de l'album hors aides perçues, soit respectivement 9,5% et 12,4% après prise en compte des frais généraux de l'artiste », résume la DGMIC dans un communiqué. Hors avances non recoupées et cachets d'enregistrement, cette rémunération nette des artistes tombe en moyenne à 6% du chiffre d'affaires des majors augmenté des aides.

Une production locale en déficit chronique

Au delà de l'analyse du niveau de rémunération des artistes interprètes, l'étude de Bearing Point fait le constat, dans son analyse financière des projets de l'échantillon, du déficit chronique de la production phonographique locale. Ce déficit s'élève en moyenne à -18,3% sur les projets de nouveautés indépendants et à - 41,4% dans le cas des majors. Le constat est diversement apprécié. « [Il] n'est pas très réjouissant à reconnaître pour la profession », reconnaît Guillaume Leblanc, pour qui « cela prouve que le métier de producteur est compliqué, et vient justifier la création, par les pouvoirs publics, de mécanismes fiscaux de soutien à la production comme le crédit d'impôt ».
« Les chiffres produits sont […] surprenants, quand on sait que certaines majors ont renoué avec les bénéfices en France », commente Suzanne Combo, secrétaire générale de la Gam (Guilde des artistes de la musique). « Nous n'étions pas favorables à une analyse de P&L par projet, ajoute t-elle. Elle excluait de fait la prise en compte du back catalogue. C'est comme si on effectuait un bilan comptable en tenant compte du passif mais pas de l'actif. »
Pour Jérôme Roger, « l'exclusion du back catalogue et du catalogue international est discutable, mais leur prise en considération n'aurait fait que corriger l'écart de déficit entre majors et indépendants. » Philippe Couderc, président de la Felin (Fédération nationale des labels indépendants), balaie la controverse d'un revers de main : « Que la production locale de nouveautés soit déficitaire […] n'étonnera personne. Cela a toujours été le cas pour la plupart des projets, dans les petites, moyennes et grandes maisons de disques. Un artiste qui marche va compenser les pertes réalisées sur d'autres projets. »
Pour Bruno Boutleux, l'exclusion du back catalogue de cette analyse financière n'en aboutit pas moins à des résultats « aberrants » : « C'est comme si ont calculait la rentabilité d'une société à l'aune de ses seuls budgets de recherche et développement. »

Un accord sur une rémunération minimale des artistes au cœur de la tourmente

Après un série de 13 réunions des partenaires sociaux organisées depuis septembre 2016, sous l'égide des ministères de la Culture et du Travail et dans le cadre de la convention collective de l'édition phonographique, un accord est intervenu, tard dans la nuit du 6 au 7 juillet dernier, sur une rémunération minimale des artistes pour les exploitations en streaming de leurs enregistrements. Au titre de cet accord, l'artiste et le producteur ont le choix entre deux options dans leur relation contractuelle :

Appliquer un taux de redevance sensiblement équivalent aux taux moyens et médians constatés en France par l'étude Bearing Point Appliquer une avance de 500€ par titre assortie d'un taux de redevance minoré de 50% jusqu'à recoupement de l'avance.

La signature de cet accord a suscité de vives réactions, dont sa dénonciation par les syndicats d'artistes signataires eux-mêmes quelques jours plus tard. « La loi imposait un accord au plus tard le 6 juillet. Il a été trouvé dans des conditions déplorables et pour un résultat non satisfaisant. La négociation doit donc reprendre immédiatement dans l'intérêt de tous. » indiquent-ils dans un communiqué intersyndical cosigné par le Snam-CGT (Union nationale des syndicats d'artistes musiciens), le SFA (Syndicat français des artistes interprètes), le Snacopva-CFE (Syndicat national des artistes chefs d'orchestre professionnels de variétés et arrangeurs) et le SNM-FO (Syndicat national des musiciens).

« L'application d'un abattement additionnel de 50% du taux de référence pendant le recoupement est extrêmement perverse », juge la GAM (Guilde des artistes de la musique) dans une expertise interne. Pour 70% des projets, note t-elle, les avances ne seront jamais recoupées, et c'est le taux de redevance minoré qui restera en vigueur pendant toute la durée d'exploitation. « C'est une concession majeure et rupturiste (sic) en défaveur des artistes […], qui risque de se propager à l'ensemble des revenus à l'initiative des syndicats. Leur crédibilité entière est ici en jeu », juge la Gam, qui n'étant pas un syndicat, ne prenait donc pas part aux négociations.

« Ces minima conventionnels ne sont qu'un plancher, au-delà duquel artistes et producteurs pourront naturellement convenir d'une rémunération plus importante », relativise le Snep dans un communiqué. Le syndicat des éditeurs phonographique considère au contraire que « cet accord marque une avancée indéniable pour les artistes, tout particulièrement pour les artistes émergents et en développement ». Son directeur général, Guillaume Leblanc, se dit surpris de sa subite dénonciation, d'autant que selon lui « il n'y avait aucun piège. La proposition des producteurs était sur la table depuis le 31 mars dernier ». Face à cette situation inédite, la balle est désormais dans le camp des pouvoirs publics.

Dossier et interviews réalisés par Philippe ASTOR

INTERVIEWS

Guillaume Leblanc, directeur général du SNEP

* * *

Quelle est votre principale réaction aux conclusions de l'étude menée par Bearing Point ?

Nous sommes avant tout satisfaits d'avoir respecté l'engagement de produire cette étude. Nous avons ouvert nos comptes, ce qui a permis à Bearing Point d'effectuer une analyse dans le détail. Cela met fin à beaucoup de procès en transparence faits aux producteurs depuis quelques années. La mise en œuvre a pris du temps, parce que nous estimions que le cahier des charges initial n'était pas à la hauteur, concernant les modalités de communication à Bearing Point des données contractuelles. Les contrats de travail communiqués concernaient parfois des artistes très établis. Nous avions besoin de garanties de confidentialité fortes. Nous avons donc transmis les contrats à un huissier, qui a anonymisé les données avant de les transmettre, jouant ainsi un rôle de tiers de confiance.

Le fait de ne pas inclure le « back catalogue » dans le périmètre de l'étude ne remet-il en cause ses conclusions ?

L'analyse de la relation financière entre un artiste et un producteur ne peut se faire que sur les contrats qui se signent, c'est à dire sur les nouveautés. Nous avons donc sélectionné un échantillon de toutes les nouveautés d'une année, et suivi leur exploitation sur 18 à 30 mois, selon que l'album est paru début ou fin 2014.

Quels sont selon vous les principaux enseignements de cette étude ?

Nous nous réjouissons de ses conclusions, qui viennent contrecarrer tout un travail de désinformation effectué sur le sujet. Les taux du streaming qui ressortent ne sont pas si ridiculement bas qu'on voudrait le faire croire. Ils sont supérieurs à 10% en moyenne. Sans la correction effectuée sur le poids des taux contractuels les plus élevés, ils seraient de 12%. Comme il y a moins d'abattements sur le streaming, suite aux engagements pris lors de la mission Schwartz, l'artiste est mieux rémunéré que pour une vente physique.
L'intérêt de l'étude, par ailleurs, est de calculer la rémunération des artistes par rapport au chiffre d'affaires des producteurs, en tenant compte des avances non recoupées — elles ne le sont pas dans neuf cas sur dix — et des cachets. Ce n'est pas qu'une bataille de taux de redevance.
Dans la partie de l'étude qui concerne les majors, on constate que les artistes perçoivent en réalité 17,2% du chiffre d'affaires net des producteurs en moyenne. Un autre constat que fait l'étude, pas très réjouissant à reconnaître pour la profession, est que la production locale de nouveautés n'est pas rentable. Cela prouve que le métier de producteur est compliqué, et vient justifier la création, par les pouvoirs publics, de mécanismes fiscaux de soutien à la production comme le crédit d'impôt.

La situation a évolué depuis 2014. Le numérique est passé de 20% à 40% du marché. Le streaming pesait 80% du numérique l'an dernier, et 32% du marché global… Les résultats de l'étude sont-ils toujours d'actualité ?

La situation a certes évolué. Les conditions contractuelles ont forcément changé. Si l'album a marché, les taux ont été revus à la hausse. Ils ont évolué, également, de par l'importance du streaming désormais, mais ce n'est pas vrai pour tous les artistes. L'étude fait un point important à un instant t. Elle est forcément partielle. Elle répond essentiellement à un débat entre artistes et producteurs.

Suzanne Combo, déléguée générale de la GAM

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Quelle est votre réaction aux conclusions de l'étude de Bearing Point ?

Cette étude souffre d'un vrai problème méthodologique. Nous n'étions pas favorables à une analyse de P&L (Profit and Lost, ou « pertes et profits » en français) par projet. Elle excluait de fait la prise en compte du back catalogue, d'autant plus qu'elle ne prend pas en compte le back catalogue qui constitue la valeur d'une maison de disques. C'est comme si on effectuait un bilan comptable en tenant compte du passif mais pas de l'actif. Ce sont les revenus du back catalogue qui permettent aux producteurs d'investir dans la nouveauté. Une analyse contractuelle seule aurait posé moins de problèmes.

Dès lors, que penser de ses résultats ?

Dans la partie de l'étude sur les majors, les taux qui ressortent sont les mêmes pour le physique, le téléchargement et le streaming. Il n'en va pas de même dans la réalité où les taux streaming sont désormais plus élevés que les taux physiques. La moitié des indépendants de l'échantillon affiche un taux de redevance plus élevé dans le streaming, l'autre moitié dans le téléchargement, c'est difficile a comprendre… Les chiffres produits ne sont que des moyennes. L'étude porte sur un échantillon de nouveautés sorties en 2014. Les conditions contractuelles ont bien évolué depuis. 127 projets sélectionnés c'est peu. D'autant que les plus gros, comme les plus mauvais, ont été écartés. Les producteurs ont semble t-il surtout tenu à démontrer la rentabilité négative de la production locale par projet. Les chiffres produits sont assez aberrants. Et surprenants, quand ont sait que certaines majors renouent avec les bénéfices en France.

L'étude met en évidence la part de revenus perçue par les artistes sur le chiffre d'affaires des producteurs, en tenant compte des avances et des cachets. Au final elle est plus élevée que les taux de redevance constatés…

Dans les faits, on ne calcule jamais la rémunération de l'artiste de cette façon. Les avances ne sont qu'un prêt fait par le producteur à l'artiste, qui est supposé être recoupé ensuite. L'articulation entre les avances et les taux de redevance est un jeu complexe que le grand public a du mal à comprendre. Enfin, les cachets sont des salaires qui ne sont pas liés au chiffre d'affaire généré par l'exploitation d'un album. Par ailleurs, les frais généraux des producteurs ne sont fournis que sur une base déclarative. Nous n'avons pas pu les vérifier. Nous avons dû effectuer une expertise de nos propres frais généraux en tant qu'artistes, afin qu'ils soient également pris en compte, pour rééquilibrer le débat. Nous n'avons pas pu vérifier, non plus, ce que les producteurs incluent dans les aides perçues, et si leur droit de tirage en fait partie. Enfin, les revenus du back catalogue, qui leur permettent d'investir, n'entrent pas en ligne de compte.

Le taux de redevance du streaming constaté dans l'étude porte sur le chiffre d'affaire net des producteurs. Inclut-il les surplus d'avances perçus des plateformes ?

Il semble que le breakage soit désormais inclus dans les sommes nettes encaissées, qui servent d'assiette à la rémunération du streaming. Mais ce n'est pas pour autant une vraie étude sur le partage de la valeur. Elle ne tient pas compte, notamment, des tractations financières qui ont lieu entre plateformes et majors, qui peuvent aboutir à des prises de participation. Le fait que les plateformes obtiennent des conditions plus intéressantes aujourd'hui montre bien que l'assiette des revenus du streaming est plus large et s'inscrit dans un temps plus long.

Jérôme Roger, directeur général de l'UPFI

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Quelle est votre réaction aux conclusions de l'étude de Bearing Point ?

Il est d'abord intéressant de noter que c'est la première étude réalisée sur le sujet par un cabinet indépendant. Le cahier des charges a fait l'objet d'un accord préalable, qui a certes amené chacun à faire des concessions, mais qui rend ses résultats solides et représentatifs. Les études précédentes, réalisées en interne par l'Adami ou par le Snep, avaient suscité des polémiques. Elles ont été discutées, et étaient discutables. Bearing Point a joué en quelque sorte un rôle de juge de paix, ce qui a permis de produire des données indiscutables. C'est très important sur le fond. C'est la première fois que l'on produit une photographie incontestable, à un instant donné, des réalités de la production phonographique en France.

Quels sont les principaux enseignements à en tirer ?

Les chiffres sont difficiles à faire parler, car il s'agit de moyennes redressées. Le taux de rémunération moyen est de 10,6% dans le streaming pour les contrats d'exclusivité chez les indépendants. Le taux moyen avant redressement ressortait à 13% dans l'étude menée en 2013 par l'UPFI. Ce n'est pas fondamentalement démenti par les conclusions de Bearing Point.
Avec un peu plus de 40% des contrats en licence, l'étude montre bien, par ailleurs, qu'il y a une évolution contractuelle. C'était important de la faire ressortir. Le contrat d'exclusivité n'est plus la norme. Les artistes s'auto-produisent de plus en plus, ce qui a une incidence sur la nature des relations entre artistes et producteurs. Ce n'est pas anecdotique d'un point de vue patrimonial, concernant la propriété des masters.
Enfin, l'étude fait ressortir le caractère déficitaire de la production locale de nouveautés. L'exclusion du back catalogue et du catalogue international est discutable. Mais leur prise en considération n'aurait fait que corriger l'écart de déficit entre majors et indépendants. Cela n'aurait pas changé grand chose pour ces derniers. Le résultat déficitaire de la production locale a certes un caractère relatif, mais c'était important de le faire ressortir.

Bruno Boutleux, directeur général de l'Adami

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Quel est le principal enseignement que vous retirez de l'étude de Bearing Point ?

L'étude souligne l'importance de l'auto-production. 40% des contrats sont des contrats de licence, ce qui signifie que les artistes ont décidé de prendre en main leur destin phonographique et leur production. C'est une information importante, qui montre les mutations à l'œuvre dans le secteur. Concernant la rémunération des artistes, on peut regretter qu'un certain nombre d'éléments de l'accord Schwartz, comme les avances des plateformes, ne soient pas pris en compte dans l'étude. Dans le numérique, on se retrouve au final avec un taux de redevance qui est le même que dans le physique, alors que les coûts ne sont plus les mêmes. La structure des coûts a changé, mais pas les relations contractuelles entre artistes et producteurs. Il est étonnant de constater que l'on se retrouve toujours avec une clé de partage de l'ordre de 90/10, ce qui est une perpétuation de la clé de partage du marché physique.

Quel est votre lecture plus en détail de ses résultats ?

Concernant la rémunération des artistes pour le streaming, les résultats de l'étude de Bearing Point confirment l'analyse que nous avions publiée en 2013, et qui portait sur 662 contrats. Le taux de redevance aux artistes ressort à 10,6% avant abattements chez les indépendants (10,9% chez les majors). Il est identique à celui publié par l'Adami en 2013. La part nette de rémunération de l'artiste sur le chiffre d'affaires des producteurs, ventes et streaming confondus, n'est que de 5,4% (6 % en major). C'est ce qui motive la demande, par les artistes-interprètes, de mesures appropriés pour établir un juste partage des rémunérations, en particulier dans le numérique.
Par ailleurs, les coûts de gestion des majors et des indépendants nous paraissent très élevés. Ils sont supérieurs à ceux d'une société de gestion collective comme l'Adami. Et le back catalogue, qui est au cœur du modèle économique de la production musicale, n'est pas pris en compte, ce qui aboutit à des résultats incohérents, tel ce déficit de 41,4% pour les majors, alors que dans la réalité, et grâce au streaming, elles font de nouveau des bénéfices. C'est comme si ont calculait la rentabilité d'une société à l'aune de ses seuls budgets de recherche et développement.

Que penser de cet accord conclu entre syndicats d'artistes et producteurs sur la rémunération des artistes, le 6 juillet dernier, dénoncé par les syndicats signataires eux-mêmes ?

Il a manifestement été conclu dans des conditions non satisfaisantes puisque les signataires côté artistes le dénoncent. On ne peut pas en rester là. Aucun accord ne peut être conclu sous quelque forme que ce soit sans un véritable consentement des artistes. La situation est totalement inédite. C'est aux pouvoirs publics de trouver une solution.
Sur le fond, beaucoup de points ne sont pas satisfaisants. Un exemple : un abattement de 50% sur le taux de redevance dû aux artistes en contrepartie du versement d'une avance de 500€ par titre enregistré […] est inacceptable. L'application de cet abattement fait tomber à 5% la rémunération de l'artiste. C'est un recul par rapport à la situation antérieure à l'accord.

Philippe Couderc, président de la Felin

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Que penser de l'étude de Bearing Point, qui pointe un lourd déficit de la production locale ?

On peut tirer des enseignements intéressants de cette étude, même si certains chiffres peuvent paraître étonnants, comme ceux du déficit de la production locale. Que la production locale de nouveautés soit déficitaire, cependant, n'étonnera personne. Cela a toujours été le cas pour la plupart des projets, dans les petites, moyennes et grandes maisons de disques. Un artiste qui marche va compenser les pertes réalisées sur d'autres projets. L'intérêt de cette étude est de faire porter son analyse sur des projets, avec les coûts d'un côté et les recettes de l'autre, sur une période d'exploitation de deux ans et demi, ce qui n'est pas négligeable.

L'exclusion du back catalogue n'introduit-elle pas un biais, notamment en ce qui concerne le streaming ?

C'est vrai que le streaming est surtout un économie du back catalogue. Mais pour les indépendants, qui n'en ont pas, c'est difficile de se projeter. Nous traversons une crise sévère depuis quinze ans. Le marché a été divisé par deux. Le milieu s'est appauvri en France. L'avenir n'est pas du tout assuré, sauf pour les majors, qui ont renoué avec la croissance grâce à leur matelas de back catalogue.
Pour un label comme Vicious Circle, les ventes physiques représentent toujours 60% du chiffre d'affaires, et les ventes de vinyles 20%. En attendant que le relais du streaming s'enclenche, il nous faut bien vivre. Il y a un décalage entre ce que vivent les uns et les autres. Pour nous c'est toujours la crise.

Cette semaine : rémunérations des artistes-interprètes, création du CIIME, bilan 2016 du dépôt légal des phonogrammes, les artistes présumés faux de Spotify, trois nouveaux labels chez Believe, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :



La rémunération des artistes-interprètes de la musique passée au crible

Une étude commandée par le ministère de la Culture, suite à la signature du protocole d'accord Schwartz, dresse un tableau détaillé des relations contractuelles entre artistes et producteurs, et passe au crible les clés de partage des revenus constatées. Un dossier avec interviews des parties prenantes (SNEP, GAM, UPFI, ADAMI, FÉLIN).



Création du CIIME, Conseil Interprofessionnel des Indépendants de la Musique Enregistrée

La FÉLIN lance le CIIME, une plateforme de discussions pour les acteurs indépendants dédiée aux problématiques rencontrées par chaque métier autour de la musique enregistrée.



Bilan 2016 du dépôt légal des phonogrammes

Le département du dépôt légal des phonogrammes publie son bilan 2016 : 8 797 dépôts pour 774 déposants, des chiffres en baisse par rapport à 2015.



Conventions CNV : lancement des appels à projets en Bretagne et Normandie

Après la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie, le travail de conventionnement entre le CNV, les Régions et l'État permet de lancer en 2017 de nouveaux appels à projets pour les territoires bretons et normands.



De "faux" artistes sur les playlists de Spotify ?

MusicBizWorld lâche 50 noms d'artistes présumés faux, fabriqués pour nourrir les playlists de mood de Spotify.



Rapport annuel 2016 sur les indicateurs de la diversité musicale dans le paysage radiophonique

Ce quatorzième rapport annuel présente les indicateurs de la diversité musicale dans le paysage radiophonique, sur un panel de 42 radios. Les évolutions son diverses : nouvelles synergies, changement de direction, canaux supplémentaires de diffusion, etc.



Making money in music industry is more complicated than ever, but artists are finding new ways to game the system Étude collective sur musiciens romands, conclusion : l'artiste, un entrepreneur comme les autres Why The Music Industry Needs Computer Coders Faut-il interdire l'Afro Pop au Cameroun ? Gérald Darmanin : "On a trouvé, sur la gestion du ministère de la Culture, 50 M€ d'économies" How Chatbots, Blockchain Will Converge And Shape Music's Future Congo : sur les traces de la Mission Ogooué-Congo UE : les commissions Culture et Industrie adoptent leurs projets d'avis sur le droit d'auteur Partenariat Qobuz / Cultura Compte-rendu de notre rencontre ProspectivESS : Culture & ESS Value gap : l'intergroupe ‘Industries culturelles et créatives' du Parlement européen se réjouit Festival : les scènes jazz orchestrent la cote des territoires Spotify signe avec Sony Music Une asso catholique porte plainte contre le Hellfest via @lesinrocks Believe crée trois nouveaux labels Frederick Rousseau, marquis de l'Ircam La plateforme de streaming SoundCloud licencie 40 % de ses effectifs

Après la Nouvelle-Aquitaine et l'Occitanie, le travail de conventionnement entre le CNV, les Régions et l'État permet de lancer en 2017 de nouveaux appels à projets pour les territoires bretons et normands.

BRETAGNE

Le Conseil régional de Bretagne, le CNV et l'État (DRAC Bretagne) lancent deux appels à projets :

Structuration des entreprises de production musiques actuelles et variétés : : aide visant à favoriser la structuration de l'entreprise (stratégie de développement sur deux ans). Parcours développement artistique musiques actuelles et variétés : aide visant à favoriser la mise en place d'outils et d'actions nécessaires à la réalisation d'un parcours de développement du projet artistique (déplacement sur un salon professionnel, EP, relations presse, outils de communication numérique etc.).

Date limite de dépôt des dossiers : dimanche 17 septembre 2017

NORMANDIE

La région Normandie, le département de l'Orne, le CNV, l'Etat lancent un appel à projets doté d'un fonds commun de 60 000 euros :

Développement stratégique des entreprises de production musiques actuelles et variétés : aide ponctuelle visant à favoriser la structuration de l'entreprise (stratégie de développement sur un an).

Date limite de dépôt des dossiers : dimanche 17 septembre 2017

En savoir plus sur les appels à projets en Nouvelle-Aquitaine et en Occitanie

Nouvelles factures, instruments connectés, smart instrument, applis web… L'innovation et les technologies du numérique sont entrées de plain-pied dans le monde des instruments de musique et des logiciels de composition. Quelles en sont les tendances ?

Le monde des instruments n'en est pas à sa première révolution (amplification, MIDI, etc.) mais, à l'instar des mutations qui touchent l'ensemble du secteur musical – streaming, métadonnées, cashless, blockchain, etc. –, il est impacté par le numérique au point que de nouveaux instruments et outils de composition voient le jour…

Lire le focus Les nouveaux instruments

Chaque semaine, retrouvez les principaux rendez-vous professionnels, aides et appels à candidatures de la musique : rencontres, ateliers, forums, AG, salons, concours, tremplins, etc.



10 JUILLET

RENCONTRE
Comment les musiciens de jazz ont ils été précurseurs de l'auto-organisation des artistes, problématique au coeur de leur propre développement économique ?
Avignon


10 - 13 JUILLET

RENCONTRES
AfroPunk
Paris


11 JUILLET

RENCONTRE
La musique, une affaire de sens
Aix-en-Provence


12 JUILLET

RENCONTRE
Co-opération(s), la culture en jeu
Arles


13 JUILLET

ATELIER
Développement durable et spectacle vivant
La Rochelle


13 JUILLET

CONFÉRENCE
Crédit d'impôt spectacle
Avignon


14 JUILLET

CONFÉRENCE
"Que dit la Chanson de nous ?"
La Rochelle


14 JUILLET

RENCONTRE
Cocktail Ajmi Jazz Club
Avignon


15 JUILLET

DATE LIMITE DE DÉPÔT
Création en cours



16 JUILLET

DATE LIMITE DE DÉPÔT
Développement des coopérations professionnelles (Nouvelle-Aquitaine)



16 JUILLET

DATE LIMITE DE DÉPÔT
Développement numérique et nouveaux usages (Nouvelle-Aquitaine)



16 JUILLET

DATE LIMITE DE DÉPÔT
Soutien aux labels indépendants structurants (Nouvelle-Aquitaine)



Cette semaine : publication de l'étude sur la répartition des rémunérations entre producteurs phonographiques et artistes, réactions de la Gam, de l'Adami, du Snep, de l'UPFI et de la Félin, création d'un fonds de soutien en Normandie, Deezer pourrait racheter Soundcloud, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :



Conclusions de l'étude DGMIC / Bearing Point sur la répartition des rémunérations entre producteurs phonographiques et artistes

Le ministère de la Culture (DGMIC) a confié dès novembre 2015 la réalisation de cette étude au cabinet Bearing Point, sous l'égide d'un comité de pilotage associant des représentants des artistes et des producteurs phonographiques, à savoir le Snep, l'UPFI, la Félin, la Gam, et l'Adami.



La Gam : l'étude Bearing Point révèle qu'il faut garantir aux artistes la transparence et rémunération plus juste

Cette étude devait initialement porter sur le partage de la valeur entre artistes et producteurs. Au bout de 20 mois et à cause des innombrables biais qu'elle a fini par comporter, l'étude offre une vision étriquée et ne parvient à tirer aucun enseignement nouveau.



Snep / UPFI / Félin : l'étude Bearing Point, ou la réalité du partage de la valeur entre producteurs et artistes-interprètes

Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements figurant dans les « accords Schwartz », l'étude sur le partage des rémunérations entre producteurs phonographiques et artistes interprètes, réalisée par le cabinet Bearing Point, a livré des résultats riches d'enseignements.



Adami : Partage de la valeur, l'étude Bearing Point confirme le préjudice pour les artistes !

L'Adami se félicite de constater que les conclusions de cette étude rejoignent avec précision et de manière irréfutable, les résultats de sa propre analyse publiée en 2013 confirmant le partage inéquitable des rémunérations.



Sacem : l'aide à l'autoproduction évolue

Le programme d'aide aux projets autoproduits dans les secteurs des musiques actuelles et du jazz, ouverts à tous les membres de la société d'auteur, prend désormais en compte les projets distribués uniquement en numérique.



Création d'un nouveau fonds pour soutenir le développement de la filière des musiques actuelles en Normandie

Doté de 60 000 euros, ce nouveau fonds commun sera piloté par le CNV. Les candidats qui souhaitent répondre à l'appel à projets pourront déposer leur dossier en ligne à partir du 12 juillet et jusqu'au 17 septembre.



Les nouveaux instruments de musique

Nouvelles factures, instruments connectés, smart instrument, applis web… L'innovation et les technologies du numérique sont entrées de plain-pied dans le monde des instruments de musique et des logiciels de composition. Quelles en sont les tendances ?



Deezer pourrait racheter Soundcloud

La plateforme de streaming Deezer candidate au rachat de Soundcloud ? Comment cette acquisition pourrait transformer l'entreprise.



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Enceintes connectées : Google Home débarque en France Le DEPS publie Retraites des salariés intermittents des spectacles Rock en Seine va-t-il perdre ses subventions publiques ? Believe Recordings France rebaptisé AllPoints Les outils de soutien à la filière musicale du ministère de la Culture YouTube loses ground on US subscription music streaming in first six months of 2017 Étude sur les niveaux sonores : bilan de la campagne Opér@'son La campagne Aux Sons s'achève, le combat pour la diversité culturelle et musicale continue Retour sur la rencontre nationale « Droits Culturels, pour un vivre ensemble solidaire » Suzanne Combo, drôle de Gam Organiser un événement artistique dans l'espace public – Guide des bons usages L'innovation au service de l'entertainment : entretien croisé de Laurence Le Ny et Benjamin Costantini 3 questions à Hicham Kochman, aka Axiom, rappeur, producteur et CEO de la start-up Keakr Pandora, l'étoile déchue de la musique en ligne Le label 6&7 annonce un accord de distribution globale avec Believe Le streaming fait des bulles Pierre Henry, père de l'électroacoustique vient de s'éteindre. Interview en 1970

Le programme d'aide aux projets autoproduits dans les secteurs des musiques actuelles et du jazz, ouverts à tous les membres de la société d'auteur, prend désormais en compte les projets distribués uniquement en numérique.

Lancé en 2004, ce dispositif avait déjà évolué en 2016 en acceptant tous les porteurs de projets membres de la Sacem quel que soit leur statut (adhérents, professionnels, définitifs).

Afin de "mieux s'adapter aux besoins du secteur", il continue à être repensé par la société civile qui vient d'élargir ses critères pour que les projets distribués uniquement en numérique soient également recevables.

Cette aide concerne la première et/ou deuxième autoproduction, et l'enregistrement doit être composé d'au moins 5 titres.

Pour être éligible, le nombre d'exemplaires de l'enregistrement doit être au minimum de 250 réservés à la vente dans le cas d'une sortie "physique", ou la demande doit être effectuée au plus tard 6 mois après la date de la première mise en ligne de son projet sur une plateforme via un agrégateur numérique dans le cas d'une distribution numérique.

Le montant de l'aide est de 4 500 € et ce dispositif n'est pas cumulable avec le programme Autoproduction / Emergence phonographique du FCM.
La commission d'aide de la Sacem se réunit dix fois par an et 70 projets sont retenus chaque année (voir la liste des projets aidés en 2016 et en 2017).

Aides au spectacle, au disque, à l'édition, à l'international, etc. Ne ratez pas les dates limites de dépôt.



Spectacle

Aide à la production
Date limite de dépôt : 23 août
CNV - Commission du 19/09



Aide à la musique en images
Date limite de dépôt : 29 août
FCM - Commission du 15/09



Aide aux résidences de musiques actuelles
Date limite de dépôt : 29 août
CNV - Commission du 10/10



Aide au showcase
Date limite de dépôt : 31 août
SPPF - Commission du 21/09



Aide à la pré-production scénique
Date limite de dépôt : 7 septembre
CNV - Commission du 03/10



Soutien aux promoteurs et diffuseurs
Date limite de dépôt : 7 septembre
CNV - Commission du 03/10



Soutien à la prise de risque des exploitants de salles
Date limite de dépôt : 7 septembre
CNV - Commission du 03/10



Soutien à l'emploi et à la structuration
Date limite de dépôt : 7 septembre
CNV - Commission du 03/10



Aide aux festivals
Date limite de dépôt : 7 septembre
CNV - Commission du 05/10



Aide à l'investissement des salles de musiques actuelles à Paris
Date limite de dépôt : 8 septembre
CNV - Commission du 04/10



Musique enregistrée



Soutien aux labels indépendants structurants (Nouvelle-Aquitaine)
Date limite de dépôt : 15 juillet




Aide au disque de "variétés"
Date limite de dépôt : 22 août
FCM - Commission du 12/09



Aide au disque
Date limite de dépôt : 31 août
SPPF - Commission du 21/09



Aide à la vidéomusique
Date limite de dépôt : 31 août
SPPF - Commission du 21/09



Aide au tours support
Date limite de dépôt : 31 août
SPPF - Commission du 21/09



Aide à la promotion et au marketing
Date limite de dépôt : 31 août
SPPF - Commission du 21/09



Enseignement/Formation



Appel à candidatures EPAS (European Postgraduate in Arts in Sound)
Date limite de dépôt : 9 juillet




Création en cours
Date limite de dépôt : 15 juillet



Aide à la formation artiste
Date limite de dépôt : 31 août
SPPF - Commission du 21/09



International



Aide à la diffusion à l'international
Date limite de dépôt : 23 août
CNV - Commission du 19/09



Innovation



Appel à projets développement numérique et nouveaux usages (Nouvelle-Aquitaine)
Date limite de dépôt : 15 juillet



Structuration

Appel à projets développement des coopérations professionnelles (Nouvelle-Aquitaine)
Date limite de dépôt : 15 juillet



Musiciens et artistes, préparez les prochains concours, tremplins et appels à projets pour développer votre carrière.



Tremplin Blues sur Seine
Date limite de dépôt : 23 juillet 2017
Ouvert aux groupes et artistes de blues nationaux d'une moyenne d'âge inférieure ou égale à 35 ans




Tremplin Open Minded Festival
Date limite de dépôt : 23 juillet 2017
Ouvert aux jeunes Djs




LOUD Program
Date limite de dépôt : 27 juillet 2017
Dispositif d'accompagnement destiné à la scène métal, noise, rock dur et musiques extrêmes




Appel à projets CRESS Nouvelle Aquitaine
Date limite de dépôt : 31 juillet 2017
Ouvert aux artistes et groupes de musique mettant en avant l'Économie Sociale et Solidaire dans leur projet




Opération tremplin
Date limite de dépôt : 31 juillet 2017
Ouvert aux groupes de la province Brabant Wallon, ayant au minimum trois titres disponibles à l'écoute et pouvant assurer 35 minutes de live




Concours "Nouveau Talent Tour Vibration"
Date limite de dépôt : 13 août 2017
Concours de reprise ouvert aux interprètes



Char Techno Parade
Date limite de dépôt : 15 août 2017





Concours vidéo France Musique
Date limite de dépôt : 28 août 2017
Ouverts aux musiciens non professionnels





Appel à candidatures Les 2000 choristes
Date limite de dépôt : 31 août 2017





Mixage musical Ina / KR home-studio
Date limite de dépôt : 31 août 2017





Fonds d'Aide à la Mobilité FRAM
Date limite de dépôt : 6 septembre 2017
Ouvert aux adhérents PRMA



Tremplin Durbuy Rock Festival
Date limite de dépôt : 8 septembre 2017
Ouvert aux groupes de rock dur




Tremplin Jeunes Aventuriers
Date limite de dépôt : 15 septembre 2017
Ouvert aux artistes ou groupes ayant effectué au moins quatre concerts en conditions professionnelles entre début septembre 2016 et fin juin 2017




Tremplin Meuh Folle
Date limite de dépôt : 22 septembre 2017
Ouvert aux artistes et groupes de la région Occitanie




Cette semaine : maison commune de la musique, l'avenir des managers, coordination des soundsystems, bilan SCPP 2016, négociation entre Apple Music et les labels, financement européen de la musique, etc.

Chaque semaine, l'IRMA vous propose une sélection d'informations sur le secteur musical. Cette sélection est issue de la veille d'actualités relayée sur nos réseaux sociaux :



Lancement d'une mission de réflexion sur une "maison commune de la musique"

La ministre de la Culture Francoise Nyssen confie la mission de réflexion sur une "maison commune de la musique" à Roch-Olivier Maistre, conseiller maître à la Cour des comptes.



15 propositions pour l'avenir des managers d'artistes

Dans un livre blanc, l'Alliance des managers d'artistes (AMA) présente 15 préconisations relatives au cadre légal d'activité du manager et à la prise en compte de son rôle dans l'écosystème musical.



Freeparty : les soundsystems forment une coordination nationale

Pour la première fois, les collectifs de free parties ont formé une coordination nationale. Ils adressaient cette semaine une lettre au premier ministre Édouard Philippe, afin de remettre à plat leurs revendications.



SCPP : 83,9M € répartis aux producteurs phono en 2016

À l'occasion de son assemblée générale, la SCPP a communiqué les chiffres clés définitifs de son activité en 2016. Les montants de perception et de répartition atteignent un niveau historique.



La mobilisation continue pour un vrai soutien à la musique

Pour la Fête de la musique 2016, la musique entrait "en campagne" et engageait un grand débat national. Un an de mobilisation plus tard, les élections passées, où en est-on ?



Apple Music cherche à renégocier à la baisse ses contrats avec les labels

La firme à la pomme, qui a lancé sa plateforme de streaming en 2015, reverse une partie plus élevée de ses revenus aux labels que son concurrent Spotify.



Lire aussi :

Les festivals de musique et les réseaux sociaux Face au retour en grâce du vinyle, Sony va relancer la production Le Parlement européen réfléchit au financement de la musique Petites entreprises mixtes public-privé, comment les festivals s'adaptent-ils ? Nantes : un nouveau club 100% techno ouvre à la rentrée Où investit-on le plus dans la culture en France ? Retrouvez les conférences du Forum Entreprendre dans la Culture Que vaut un musicien de nos jours (numériques) ? Après le Metz Électronique Festival, c'est au tour de l'Area 217 d'être annulé Devialet va ouvrir 50 boutiques dans la monde et déployer ses activités Les nouvelles coopérations entre associations et financeurs publics Bandsintown, l'appli pour ne pas rater un concert La musique est-elle un objet géographique ? Métiers et parcours d'emplois dans le spectacle vivant Derrière le culte du Hellfest, un « pèlerinage » 3e volet de l'enquête Parcours d'artistes en Hauts-de-France

Le Collectif Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France, la FAMDT, les festivals Au Fil des Voix et Villes des Musiques du Monde organisent une rencontre intitulée : Musiques d'ici, diasporas et empathie. Elle aura lieu le 1er février au Foyer de l'Alhambra.

Le 1er février 2016 aura lieu la rencontre Musiques d'ici, diasporas et empathie au Foyer de l'Alhambra. Ce rendez-vous est organisé par le Collectif Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France, la FAMDT, les festivals Au Fil des Voix et Villes des Musiques du Monde.

Cette rencontre réunira des représentants de différentes structures et des opérateurs menant des projets emblématiques. Elle donnera également la parole à des musiciens d'origine étrangère travaillant à faire vivre leurs cultures musicales en France et celles de musiciens français se réappropriant des cultures musicales mal connues des institutions et de l'enseignement de la musique.

14h30 – 16h15 : Table ronde 1
- Musiques des diasporas
- À partir des problématiques énoncées, les points de vue d'artistes et de producteurs représentant des diasporas ultramarines et étrangères établies en Ile-de-France.

Modération : Marie Poinsot (Hommes & Migrations)
Intervenants (sous réserve de changements) : Saïd Assadi (Accords Croisés / Iran), Max Diakok (LaFanMiKaRéSol / Guadeloupe), Jean-Didier Hoareau (artiste Maloya / La Réunion — sous réserve), Tatiana Lambolez (Altan Art / Sibérie orientale), Senthil Paramalingam (Yal / Sri Lanka - Inde du Sud), Hilaire Penda (Rares Talents / Afrique Centrale — sous réserve), Aumar Poulho Sow (Laawan / Afrique de l'Ouest — sous réserve)

16h30 – 18h15 : Table ronde 2
- Empathie pour les musiques d'ailleurs
- À partir des problématiques énoncées, les points de vue d'artistes dont le travail vise à se réapproprier des cultures essentielles à leur équilibre.

Modération : François Bensignor (Collectif MDM IdF)
Intervenants (sous réserve de changements) : Denis Cuniot (Artiste, directeur adjoint Ariam IdF / musique klezmer), Marianne Entat (Artiste de l'ensemble Tsuica / musique tsigane), Tania Pividori (Artiste du groupe Sanacore / tradition italienne), David Georgelet (Artiste du groupe Akale Wube / éthio-jazz), Natascha Rogers (Artiste / percussions et rumba cubaine)

Au terme de la journée, il sera annoncé le lancement de la dynamique pour la création du Prix des Musiques d'Ici / Diaspora Musique Awards.

>> Informations et inscriptions

Dans le cadre de la mission Schwartz, la Felin a travaillé avec des syndicats d'artistes, de managers, producteurs et du ministère de la Culture, pour produire une matrice de relevé de royautés exhaustive pour les artistes, rapide et efficace à mettre en place pour les labels.

Le relevé de royautés est un compte des revenus générés par l'activité de production du label. Il indique la répartition due aux artistes ou aux licences. Dans le cadre de la mission Schwartz, la Felin a travaillé avec des syndicats d'artistes, de managers, producteurs et du ministère de la Culture, pour produire une matrice de ce relevé. Elle est à la fois exhaustive pour les artistes, rapide et efficace à mettre en place pour les labels.

Les ventes physiques et digitales sont résumées et les différents abattements et provisions explicités. Un glossaire permet une meilleure compréhension des termes utilisés. L' artiste peut obtenir sur simple demande au label, un détail des ventes par pays. Le but ? Faire un relevé clair qui ne soit pas compliqué à compléter par les labels, qui ne disposent pas tous de logiciels de gestion et de comptabilié puissants dédiés à la musique.

D'autre part, la Felin propose un accompagnement des labels sur les tableaux croisés dynamiques, outils puissants pour extraire les chiffres nécessaires des relevés de distributeurs.

>> Télécharger le relevé de royautés

Du 1er au 3 janvier, la Maison des métallos à Paris accueille le premier colloque international et interdisciplinaire en France sur les musiques hip-hop. Durant trois jours, universitaires, professionnels et artistes, français et internationaux, échangeront sur les acquis et les nouvelles perspectives de la recherche scientifique sur les musiques hip-hop dans les mondes francophones et au-delà.

"Conçues pour durer : Perspectives francophones sur les musiques hip-hop" est un colloque qui interroge la place des musiques hip-hop à une échelle internationale.

Du 1er au 3 février, et à travers 8 sessions, les intervenants s'intéresseront aux acquis et aux nouvelles perspectives de la recherche scientifique sur les musiques hip-hop dans les mondes francophones et au-delà.

Ce colloque est mené par :
- Alice Aterianus-Owanga, postdoctorante en anthropologie FMSH / IFAS, chercheure associée au IIAC/LAHIC – UMR8177
- Emmanuelle Carinos, masterante en littérature, ENS/EHESS
- Séverin Guillard, docteur en géographie, Lab'Urba – EA3482
- Karim Hammou, chargé de recherche au CNRS, Cresppa – UMR7217
- Virginie Milliot, maîtresse de conférence en anthropologie à l'université Paris Ouest, Lesc – UMR7186
- Marie Sonnette, maîtresse de conférence en sociologie, université d'Angers, laboratoire ESO – UMR6590

Le colloque se déroulera principalement à la Maison des métallos, 94 Rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris (mercredi 1er, mardi 2, mercredi 3 février 2017 en journée). La première soirée (1er février 2017) se déroulera à La Place, centre culturel hip-hop, 10 passage de la Canopée, 75001 Paris.

Entrée gratuite mais la réservation est conseillée à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Mercredi 1er février

- 10h : Conférence de Murray Forman
« Hip-Hop Studies : Contested Pasts/Projected Futures » (« Les Hip Hop studies : passés en débats / futurs en projet ») Murray Forman, professeur en Media and Screen Studies à la Northeastern University.

- 11h30-13h. Session 1 : Scènes locales

- 14h30-16h. Session 2 : Esthétiques

- 16h30-18h. Session 3 : Institutionnalisations

- 19h-20h. Table-ronde 1 : Quels lieux pour le hip-hop ? Les centres culturels de Lille, Paris et Dakar : entre structuration artistique et projet urbain. (La Place, Centre culturel hip-hop)

Jeudi 2 février

- 10h30-12h30. Session 4 : Authenticités

- 15h30-17h30. Session 5 : Expériences musicales

- 19h30-20h30. Table ronde 2 : Des artistes hip-hop au cœur des mobilisations politiques : exemples internationaux

Vendredi 3 février

- 9h30-11h30. Session 6 : Ecritures

- 12h-13h. Table ronde 3 : Les musiques hip-hop au-delà du rap

- 14h30-16h. Session 7 : Outils d'analyse

- 16h30-18h. Session 8 : Représentations

- 18h30. Conférence de conclusion, par Kohndo

- 19h30. Showcase avec D' de Kabal

>> Programme complet et détaillé

Le Chantier des Francos accueillent des artistes et les aident à perfectionner leur prestation scénique, d'appréhender leur entrée dans la filière musicale et de favoriser leur insertion professionnelle. La sélection 2017 des artistes qui seront accompagnés a été dévoilée.

Le Chantier des Francos a dévoilé la liste des artistes qui seront accompagnés cette année 2017. Ils bénéficieront d'un accompagnement intensif par une équipe pédagogique issue de la filière musicale.

Cet accompagnement est à destination des artistes en début de carrière. Il se concentre sur l'insertion professionnelle par la scène et comprend également un dispositif de promotion. Des artistes comme Christine and the Queens, Feu ! Chatterton, Jabberwocky ou Carmen Maria Vega en ont bénéficié.

La sélection 2017 est composée de :

- AFTER MARIANNE
- AGAR AGAR
- ARIEL ARIEL
- BARBAGALLO
- FIONA WALDEN
- INÜIT
- JULIETTE ARMANET
- NUSKY & VAATI
- OCTAVE NOIRE
- PALATINE
- PART TIME FRIEND
- PI JA MA
- RAKIA
- THÉRAPIE TAXI
- TEME TAN
- VOYOV

>> Plus d'informations

En 30 fiches pratiques déclinées en 3 problématiques (organisation, social et sécurité du spectacle), ce guide regroupe de façon synthétique une partie de la réglementation applicable lors de l'organisation d'un concert dans les cafés, hôtels et restaurants.

30 fiches pratiques déclinées en 3 problématiques que sont l'organisation, le social et la sécurité du spectacle dans les lieux de type N - 5 e catégorie (cafés, hôtels, restaurants). C'est ce que regroupe le Guide pratique de l'organisation de spectacles réalisé par le Collectif Culture Bar-Bars. L'accès aux informations est facilité par un schéma initial permettant de naviguer de fiche en fiche et d'aller ainsi directement à la réponse correspondant à votre question.

Enrichi d'un glossaire, d'annexes pratiques et d'une foire aux questions, ce guide est l'outil indispensable pour aborder dans les meilleures conditions votre activité d'organisateur de spectacles dans les cafés-concerts.

>> Se procurer l'ouvrage

Le Midemlab, compétition qui s'adresse aux startups du secteur de la musique, a lieu en parallèle du Midem (6 au 9 juin 2017). L'appel à candidatures pour l'édition 2017, la dixième, est lancé. Les startups peuvent concourir dans quatre catégories.

En 2017, le Midemlab fête ses 10 ans. Cette compétition s'inscrit dans le cadre du Midem (propose aux startups du secteur de la musique qui offrent des solutions innovantes et de nouvelles expériences de consommation de participer à une compétition. Quatre catégories sont ouvertes :
- Création musicale et éducation,
- Découverte et distribution,
- Marketing et Data/analytics,
- Technologies expérimentales (VR/AR, high-resolution, IoT & hardware).

20 projets seront sélectionnés et pourront pitcher devant des professionnels.

Les startups qui souhaitent peuvent le faire jusqu'au 20 mars via le formulaire en ligne.

>> En savoir plus

La SDRM vient de fêter ses 80 ans. Pour célébrer cet anniversaire, un documentaire et un ouvrage retracent son histoire. Le chemin a été long pour installer le droit de reproduction mécanique. Un droit qui impacte le secteur musical dans son ensemble, qui a évolué au fil des avancées technologiques - démultiplié par le numérique et le streaming - et dont la répartition a été déléguée en 2016 à la SACEM.

« Le droit de reproduction mécanique est doté d'un avenir certain (…) Tout simplement parce que, dès que vous écoutez un titre en ligne, vous enclenchez un droit de reproduction mécanique, y compris dans une mémoire tampon ». Un constat plein de promesses, dressé par Jean-Marie Salhani, éditeur historique qui vient de laisser la présidence de la SDRM à Patrick Lemaître il y a quelques mois. Le montant perçu par la SDRM s'élève à 246,6 millions d'euros pour 2016, soit une augmentation de 0,6% par rapport à l'exercice précédent (245,2 millions d'euros en 2015).

>> Lire la suite

La Sacem et IBM annoncent une alliance stratégique d'une durée de 10 ans pour développer URights, une nouvelle plateforme hébergée sur le Cloud d'IBM, destinée à protéger la valeur de la musique en ligne pour les créateurs et éditeurs.

Avec la croissance exponentiel des échanges de données de la musique en ligne (presque deux fois plus d'actes de téléchargement et de streaming en 2016 qu'en 2015), la plateforme de collecte et de répartition des droits URights a pour objectif d'améliorer l'identification des droits liés aux œuvres exploitées sur le web. La Sacem espère ainsi apporter une valeur ajoutée aux ayants droit en optimisant l'analyse des données et la reconnaissance de leurs créations pour leur garantir une rémunération plus juste.

URights a été conçue dès l'origine de façon ouverte afin que d'autres partenaires dans le monde, tels que les organisations de gestion collective, puissent l'utiliser en évitant des redondances de coûts. Elle offre également à la Sacem la possibilité de gérer les droits d'auteur des créateurs et éditeurs dans des domaines tels que les contenus audiovisuels et de s'ouvrir à d'autres types de droits.

Tonnerre productions et Les formations d'Issoudun organisent les premières rencontres professionnelles des régisseurs/euses des musiques actuelles les 8 et 9 février à Issoudun.

Ce nouveau rendez-vous - qui a pour vocation de devenir annuel - consiste à réunir les professionnels chargés de l'organisation et de la mise en œuvre des spectacles de musiques actuelles et d'y convier leurs homologues des autres champs artistiques ou techniques.

Au programme, "travail et divertissement" annoncent les organisateurs, avec des ateliers/débats autour de quatre thèmes (programme en cours de finalisation), des espaces dédiés aux échanges autours du métier de la régie, des expositions de photos, des activités ludiques et des concerts.

La publication du rapport d'activité 2015-2016 de l'Hadopi délivre un ensemble de données relatives à l'observation de l'offre légale en ligne et confirme le renforcement de la "réponse graduée" comme dispositif de lutte contre la piraterie.


Le 10 janvier, la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) a présenté son dernier rapport d'activité lors d'une conférence de presse. L'occasion d'afficher un renforcement de son activité (qui fait suite à une augmentation de son budget qui s'élèvera à 9M€ en 2017), et d'annoncer également la nomination du contrôleur général et énarque Jean-Michel Linois-Linkovskis comme nouveau secrétaire général de l'instance.

Les chiffres clés de la réponse graduée :

• Hadopi a envoyé plus de 7,5 millions de "premières recommandations" aux internautes fraudeurs entre 2010 et 2016. Seuls 72 ont finalement été condamnés.

• Dans près de 62% des cas, il n'y a pas de nouvelle saisine après l'envoi d'une première recommandation.

• Le nombre de premières recommandations envoyées à augmenté de 25% par rapport au précédent exercice.

Les chiffres clés de l'observation et de l'offre légale :

• Sur les 425 sites et services culturels recensés sur offrelegale.fr, 10% relèvent du domaine musical.

• Parmi les oeuvres introuvables signalées, 13% sont des oeuvres musicales.

• 25% des internautes ont déjà piraté une oeuvre qu'ils avaient acquis en format physique.

Les principaux projets et propositions de l'Hadopi présentés dans le rapport d'activité :

• Observer l'évolution des usages licites et illicites
• Promouvoir l'offre légale et informer les consommateurs
• Mettre en oeuvre la réponse graduée
• Lutter contre les services illicites
• Faciliter le bénéfice des exceptions et l'interopérabilité

Le Syndicat National de l'Edition Phonographique (SNEP) a dévoilé jeudi 5 janvier le classement des 200 meilleures ventes d'albums de l'année 2016. 18 des 20 meilleures ventes et 35 des 50 premiers concernent des artistes produits en France.

L'année 2016 confirme à nouveau le succès et la vitalité de la production française, puisque 18 des 20 meilleures ventes ou équivalents-ventes et 35 des 50 premiers concernent des artistes produits en France.

Avec plus de 730 000 ventes d'albums ou équivalent-ventes, Renaud est en tête de ce palmarès 2016. Le Top 5 est complété par Céline Dion, Kids United, qui placent 2 albums dans le top 5, et de M. Pokora. À côté des talents confirmés, de jeunes talents ont rencontré un grand succès dès leur premier album. C'est le cas de Kids United, Claudio Capéo et Jain qui intègrent directement ce Top 20.

18 des 20 meilleures ventes et 35 des 50 premiers concernent des artistes produits en France.

Le volume d'albums écoulés pour ces 200 meilleures ventes de l'année s'élève à 17 millions, cumulant les ventes physiques, les téléchargements et le streaming. Le streaming représente à lui seul un quart de ces volumes et l'ensemble du numérique plus de 30%.

LA PRODUCTION MUSICALE FRANCAISE AU TOP DE L'ANNEE 2016 ! 75% des meilleures ventes sont des productions locales https://t.co/3VEJA1Pdqd pic.twitter.com/iE9MRcdKb5

— snep (@snep) 5 janvier 2017

Guillaume Leblanc, Directeur général du SNEP, déclare : « Nous pouvons nous réjouir de la belle performance de la variété et de la pop françaises qui cumulent près de la moitié de ces volumes de consommation (48%). Si l'on y ajoute les musiques urbaines produites en France, le score des productions locales atteint plus de 75% des meilleures ventes de l'année ».

Le streaming audio poursuit sa progression

Les résultats de l'année 2016 confirment également la montée en puissance du streaming. Le succès de ce mode de consommation de la musique se traduit par une progression spectaculaire des écoutes : 28 milliards de streams pour l'année 2016, soit une hausse de 55% par rapport à 2015 et un doublement par rapport à 2014.

Vent en poupe pour le streaming audio en France : 28 mds d'écoutes en 2016 (+55% par/2015 et x2 par/2014) pic.twitter.com/t0dC1fPDsr

— snep (@snep) 5 janvier 2017

Aujourd'hui, 540 millions de titres qui sont écoutés chaque semaine sur les plateformes de streaming audio.

Le TOP streaming, classement des 200 meilleures écoutes hebdomadaires, a cumulé 3,8 milliards d'écoutes contre 2,8 milliards en 2015. Les volumes du top 200 sont passés de 151 millions d'écoutes mensuelles en janvier 2015 à 544 millions en décembre 2016. Ils ont donc plus que triplé en 2 ans.

Cheap thrills (SIA feat. Sean Paul) en tête du classement streaming 2016 avec 63 millions d'écoutes.

TOP 10 des titres en streaming

- 63 titres ont généré plus de 20 millions de streams en 2016 (24 en 2015)
- Les 200 titres les plus streamés en 2016 ont tous dépassé les 10 millions de streams (une centaine seulement en 2015).
- SIA flat. Sean Paul (Cheap thrills), prend la tête du classement streaming 2016 avec 63 millions d'écoutes.

Du 29 au 31 janvier 2017, la Grande Halle de la Villette accueillera un événement phare du monde la radio. En effet, pour la première fois, les Rencontres Radio 2.0 et le Salon de la Radio feront une édition commune. Découvrez le programme.

Durant trois jours, du 29 au 31 janvier 2017, le média radio sera célébré par les quelques 6 000 visiteurs attendus à la Grande halle de la Villette pour le Salon de la radio. Se succèderont animations, conférences, ateliers et débats, autour de la centaine de stands d'exposants qui présenteront leurs produits et leurs services.

Avec, pour la première fois, la tenue le 30 janvier des IVe Rencontres Radio 2.0. Tout au long de la journée, 5 tables rondes permettront de débattre autour de la stratégie globale d'offre commerciale cde la pub audio digital, de l'"Audio research and advertising optimisation in UK", des contenus spécifiques (playlists, podcasts, webradios), des médias audio natifs, de l'audio confortable (hifi connecté, smart TV, objets connectés) et du Social livestream.

Après la Belgique l'année dernière, c'est l'Angleterre qui est à l'honneur cette année. Et l'événement accueillera aussi le lancement mondial de l'extension du nom de domaine .radio le 29 janvier. À cette occasion, L'Union Européenne de Radio-Télévision (UER) décernera en avant-première à la webradio du Salon et des Rencontres le nom de domaine european-show.radio. Cette webradio évènementielle, dont le plateau sera installé au cœur de la grande Halle de La Villette, retransmettra toutes les actualités et les interventions importantes pendant les 3 jours.

>> Le programme complet

Les 19 et 20 janvier se tiendra l'Assemblée générale constitutive de la future maison commune des musiques actuelles en région Nouvelle Aquitaine, regroupant la Feppia, le Prma, le Rama et des acteurs musiques actuelles Limousin.

C'est une suite logique à la fusion des régions Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes. La nouvelle organisation territoriale qui en découle a encouragé les acteurs du territoire à se rassembler, afin de créer une "maison commune" des musiques actuelles. Ainsi, La Feppia (Fédération des éditeurs et producteurs phonographiques indépendants d'Aquitaine), le PRMA (Pôle régional des musiques actuelles de Poitou-Charentes), le Rama (Réseau aquitain des musiques actuelles) et des acteurs musiques actuelles du Limousin travaillent sur cette question depuis maintenant plusieurs mois.

Cette nouvelle entité verra le jour officiellement en ce début d'année 2017. Après les trois journées d'information organisées en novembre et décembre 2016, la prochaine étape sera l'Assemblée générale constitutive, qui se tiendra les 19 et 20 janvier. L'objectif est clair pour les acteurs : créer un « réseau ouvert, dynamique et ambitieux, qui regroupe l'ensemble des acteurs de la filière musique sur la région Nouvelle Aquitaine (spectacle vivant, musique enregistrée, éducation/transmission, médias, …) et qui agisse au plus proche des attentes du secteur, des acteurs et du territoire ».

L'édition 2017 de Babel Med Music aura lieu du 16 au 18 mars 2017. Pour participer à ce rendez-vous incontournable des musiques du monde, qui s'ouvre cette année au jazz, vous pouvez dès maintenant vous inscrire et réserver votre stand.

Du 16 au 18 mars 2017, Les Docks des Suds à Marseille accueillent la treizième édition de Babel Med Music. Pendant trois jours au J1, le Forum réunit près de 2 000 professionnels internationaux, venus d'Europe et de Méditerranée, d'Afrique et des Amériques, dans un espace privilégié de 3000 m2. En 2016, Babel Med a accueilli plus de 150 stands et 850 structures issues de l'industrie musicale et du secteur culturel. Avec une nouveauté cette année, puisque ce rendez-vous des musiques du monde s'ouvre également au jazz.

Les professionnels souhaitant participer à l'événement peuvent dès à présent réserver leur stand, acheter leurs accréditations ou prendre des espaces pub dans le catalogue. Avec un tarif préférentiel jusqu'au 31 janvier.

Dates limites :

- pour apparaître dans le catalogue : 8 février 2017
- pour acheter un espace publicitaire dans le catalogue : 8 février 2017
- pour s'inscrire en ligne : 3 mars 2017 (à partir du 4 mars, inscriptions sur place le jour de votre arrivée)

>> Informations et réservations

Les premiers décrets concernant trois des neuf mesures du Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle (Fonpeps), doté de 90 M€, ont été publiés au Journal officiel le 18 décembre 2016. Les six autres mesures suivront en ce début d'année.

© MCC / Jean-Marie Heidinger

"Derrière chacune des mesures de ce fonds, il y a un contrat de travail". C'est ainsi que la ministre de la Culture Audrey Azoulay a présenté les trois mesures-phares du Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle (Fonpeps) :

- Aide à l'embauche du premier salarié en CDI (4000 €/an pendant deux ans)
- Prime à l'embauche en CDI (de 10 000 € la première année à 4 000 € la quatrième année)
- Prime aux contrats de longue durée dans le secteur du spectacle (de 500 € pour un CDD de moins de trois mois à 4000 € pour un CDD de plus de douze mois).

"Derrière chacune des mesures de ce fonds, il y a un contrat de travail"

Les décrets qui les instituent ont été publiés au Journal officiel du 18 décembre 2016. Le Fonpeps, présenté le 19 septembre 2016, est doté de 90 millions d'euros. Les 6 autres mesures seront mises en place début 2017.

Lancement du Fonds national pour l'emploi pérenne dans le spectacle


Lancement du Fonds national pour l'emploi… par culture-gouv

Mardi 20 décembre 2016, les députés ont adopté définitivement le projet de loi de finances pour 2017, incluant une disposition, ajoutée suite à l'adoption d'un amendement à l'article 29, qui porte à 100 000 euros contre 75 000 euros précédemment le financement minimum de l'État aux Smac.

Le député de Meurthe-et-Moselle Hervé Féron continue son action en faveur de la musique. Après avoir rendu en novembre dernier un "rapport thématique" visant à soutenir les artistes émergents, assorti de 20 propositions, son amendement sur la hausse de la dotation de l'État aux Smac (scènes de musiques actuelles), dans le cadre du PLF 2017, a été adopté mardi 20 décembre.

Cet amendement, porté par 41 députés [1], porte à 100 000 euros, contre 75 000 euros précédemment, le financement minimum de l'État aux Smac. Un amendement qui avait reçu quelques jours auparavant le soutien, par le biais d'une lettre adressée à la ministre Audrey Azoulay, de l'association Tous pour la musique (TPLM), qui rassemble les représentations professionnelles de la filière musicale. Dans celle-ci, TPLM demandait à ce que les Smacs bénéficie du même soutien que les autres labels nationaux, comme préconisé par l'amendement d'Hervé Féron.

Cette disposition devrait profiter directement à un peu moins de la moitié des 97 Smacs labellisées. En effet, une quarantaine d'entre-elles recevaient une dotation inférieure à 100 000 euros. Cette logique de financement plancher rehaussé est une bonne nouvelle, alors que le nouveau cahier des charges est en cours de finalisation au sein de l'arrêté Smac, dans le cadre de la loi LCAP (Liberté architecture et patrimoine).

[1] M. Féron, M. Beffara, M. Dufau, M. Gille, M. Fournel, Mme Appéré, Mme Buis, M. Blein, Mme Gourjade, M. Terrasse, Mme Bouillé, Mme Povéda, Mme Françoise Dumas, Mme Gueugneau, M. Ballay, Mme Filippetti, Mme Guittet, M. Premat, M. Travert, M. Ciot, Mme Martinel, M. Ferrand, Mme Langlade, Mme Lousteau, Mme Bulteau, Mme Untermaier, Mme Bruneau, M. Hammadi, Mme Huillier, Mme Bouziane-Laroussi, Mme Troallic, Mme Le Loch, M. Liebgott, M. Castaner, M. Aylagas, M. Muet, M. Thévenoud, M. Hanotin, M. Rogemont, Mme Alaux, M. Galut et Mme Fourneyron

Depuis novembre 2016, la loi relative au droit des étrangers en France a supprimé l'autorisation provisoire de travail pour les contrats d'une durée inférieure ou égale à trois mois. La loi instaure également un Passeport Talent, un nouveau titre de séjour pour les artistes.

L'Assemblée nationale a adopté le 18 février 2016 le projet de loi relatif au droit des étrangers en France. Parmi les modifications apportées, l'article 19 prévoit la suppression de l'autorisation provisoire de travail (APT) pour les activités salariées d'une durée inférieure ou égale à trois mois.

L'article 19 est entré en vigueur au début du mois de novembre. Cette suppression permet une simplification de la procédure d'octroi de visa et facilite la venue et l'emploi des artistes étrangers en France.

Concernant les durées supérieures à 3 mois, la création du Passeport Talent, carte de séjour pluriannnuelle d'une durée maximum de 4 ans, permet aux artistes-interprètes et auteurs d'œuvres d'exercer en France, sous certaines conditions.

Vous pouvez retrouver le détail de ces décisions ainsi que de plus amples informations sur la circulation des artistes dans notre fiche pratique.

Zone Franche a également édité un Guide pratique des visas où figurent les avancées législatives et réglementaires.

>> Consulter le Guide pratique des visas

Les 10 finalistes du Prix Ricard S.A Live Music ont été annoncés. Le lauréat pour 2017 sera dévoilé le 30 janvier prochain sur la scène du Café de la Danse, à l'occasion d'un concert auquel participeront également les anciens lauréats Fuzeta (2015) et I am stramgram (2016).

Cette année, ce sont 1 186 artistes qui ont tenté leur chance et soumis leur musique aux 242 000 votes enregistrés pour l'édition 2017 du Prix Ricard S.A Live Music. Le jury, composé de 12 professionnels issus de métiers différents de la filière musicale, a ensuite rendu son verdict et sélectionné les 10 artistes retenus parmi les 100 groupes les plus plébiscités par les internautes.

Dès le 2 janvier, la Team Ricard S.A Live Music prendra à nouveau la route pour partir à la rencontre de chacun des dix finalistes pour des sessions filmées. C'est ensuite sur la base de ces 10 clips live mis en ligne au jour le jour que le jury pourra élire le lauréat 2017. Son nom sera dévoilé sur la scène du Café de la Danse le lundi 30 janvier à l'occasion d'un concert auquel participeront également les anciens lauréats FUZETA (2015) et I AM STRAMGRAM (2016).

Avec un accompagnement à 360° et l'équivalent d'un investissement de plus de 60 000€, Ricard S.A Live Music offrira à son lauréat la production de son EP grâce à une prise en charge de l'enregistrement, de la distribution et de la promotion du support. L'artiste élu sera également accompagné sur le live avec sa participation à la tournée Ricard S.A Live Music au printemps ainsi qu'à de grands festivals. Enfin, il pourra profiter de formations à l'IRMA, d'un coaching artistique au SDV et au Chantier des Francos, ainsi que d'un soutien matériel par Yamaha Music.

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Suite au départ de Vincent Priou, Trempolino a nommé un nouveau directeur. Olivier Tura prendra ses fonctions le 2 janvier 2017, après avoir été administrateur de la structure pendant sept ans.

Administrateur de la structure depuis 2009, Olivier Tura a été nommé Directeur de Trempolino. Il prend la suite de Vincent Priou, qui occupait le poste depuis vingt-six ans. L'année 2017 de Trempolino et de son nouveau directeur sera marquée par l'évaluation de la convention triennale, arrivée à son terme, et par l'écriture du nouveau projet 2018-2020. À ce sujet, Olivier Tura précise : "sans l'implication de l'ensemble de l'équipe, il ne peut y avoir de projet. Ma première mission sera donc de mobiliser et de fédérer toutes les énergies. L'écriture sera collective et se fera en lien avec les partenaires : la Ville de Nantes, le département Loire-atlantique, la région Pays de la Loire et la Drac Pays de la Loire ainsi que les villes de de Rezé et de St-Herblain".

Le nouveau projet s'articulera autour de deux axes forts : le développement de carrière des artistes et de leur entourage et le développement des publics. Pour cela, des projets concrets sont déjà en cours d'élaboration :
- des formations certifiantes pour accompagner les musiciens professionnels vers une polyvalence artistique et un diversification de leur activité. La première session devrait débuter en septembre 2017 ;
- le lancement et le suivi du projet européen EMI (European music incubator) ;
- le montage de nouveaux partenariats européens, notamment autour des festivals de showcase européens ;
- la mise en place de parcours d'actions culturelles.

"L'objectif est aussi de rendre le lieu, La Fabrique, plus visible pour les habitants, pas seulement pour les mélomanes. Cela passera par des nouveaux concepts de soirées et d'événements", précise Olivier Tura. Cette logique événementielle se retrouvera à la rentrée 2017, avec une nouvelle programmation au bar les vendredi et samedi, ouvertes aux artistes et collectifs de la région.

>> Lire le communiqué de Trempolino

Live Nation France, en association avec Pascal Nègre, lance une nouvelle société de management d'artistes : #NP.

Il ne se sera pas éloigné très longtemps de la musique. Aujourd'hui, lundi 19 décembre, Pascal Nègre annonce son retour, à la tête de #NP, une société de management d'artistes lancée par Live Nation. NP, comme ses initiales, mais aussi comme Now playing. La mission principale de la structure sera d'apporter des services aux artistes dans tus les domaines, de la musique enregistrée au live, avec un focus fort sur le marketing digital.

Pascal Nègre sera ainsi épaulé par une équipe de spécialistes du marketing digital, de l'artistique, de l'image et de l'association avec des marques. L'ancien président-directeur général d'Universal Music France (de 1998 à 2016) et ancien président de la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques / 1995-2016) se dit "heureux de rejoindre la famille Live Nation, une famille riche de grands professionnels ayant un savoir-faire mondial". À 55 ans, celui qui anime deux émissions d'interview sur RFM, le week-end à 18 heures, est donc de retour dans l'industrie musicale.

>> Lire son interview dans Le Monde

L'amendement n°II-875 a été adopté à l'Assemblée nationale le 14 novembre dernier. Il précise l'application du dispositif d'exonération facultative de cotisation foncière aux lieux de diffusion dont la jauge est inférieure à 1500 places.

Cet amendement vient compléter les dispositions de l'article 1464A du Code général des impôts qui permet une exonération facultative de cotisation foncière des entreprises en faveur des exploitants de salles de diffusion de spectacles vivants.

Cette disposition permettra aux collectivités territoriales d'exonérer spécifiquement de cotisation foncière, partiellement ou totalement (dans la limite de 100%) les lieux de diffusion de petite taille (lieux de diffusion ayant une jauge moyenne inférieur à 1 500 places).
L'amendement n°II-875 rend désormais la chose possible.

Cette mesure permet aujourd'hui aux collectivités territoriales de favoriser la diversité de l'offre sur leur territoire.

>> Consulter l'amendement

Le CA du CNV a entériné la seconde série de mesures issue de la concertation sur la réforme des programmes d'aides. Son président, Gilles Petit, nous explique ces modifications qui prendront effet au 1er janvier 2017.

Chantier mené depuis près de deux ans, la mise en place de la réforme des aides du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz (CNV) a pris un peu de retard suite aux attentas et à la mise en place du Fonds d'urgence pour le spectacle géré par le CNV depuis.

Le 7 décembre dernier, le conseil d'administration de l'instance a cependant annoncé une série de réformes que Gilles Petit, président du CNV, nous explique :

CRÉATION DU PROGRAMME
"PROMOTEUR-DIFFUSEUR"

Ce nouveau programme a pour objectif de soutenir les diffuseurs dans leurs projets de promotion et de diffusion d'artistes émergents et de spectacles dans les catégories esthétiques les moins exposées.

Le mot du président : "On constate en effet que les promoteurs-diffuseurs participent de plus en plus au développement d'artistes. Ils prennent des risques financiers dans le cadre de la production de talents émergents, et ils méritent d'être aidés pour cela."

CRÉATION DU PROGRAMME
"DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES"

Ce nouveau programme vise à soutenir la prise de risque liée au développement d'une structure répondant à des problématiques de structuration, de professionnalisation, d'acquisition de nouvelles compétences, de développement de l'emploi, l'adaptation de l'outil productif de l'entreprise aux évolutions économiques, aux nouveaux usages numériques et à l'innovation, à l'émergence, de développement à l'international, de diversification d'activité, etc. Ouvert uniquement aux affiliés CNV.

Le mot du président : "La commission 1 du CNV avait entre autres pour mission d'aider les entreprises en difficulté. Or le CNV n'est pas juste un "pompier de service" pour un festival qui aurait subit une mauvaise météo ou pour un projet dont les collectivités se seraient désengagées financièrement. Notre mission va au-delà car il y a aussi des entreprises qui ont mis en place des plans de développement, des embauches, des numérisations d'outils, etc., et il n'y a aucune raison de les exclure des aides."

TRANSFERT DE LA COMMISSION 9 AU BUREAU EXPORT

Les moyens de la commission 9 (CNV-Bureau Export) sont transférés au Bureau Export. Les anciens bénéficiaires pourront solliciter deux programmes auprès de ce dernier : Export 1 et Export 2.

Le mot du président : "Cela correspond à l'engagement du CNV d'intégrer le Bureau Export en y apportant des fonds et des compétences. Il a fallu pour cela qu'on obtienne un certain nombre de garanties, notamment dans la gouvernance au niveau du CA et de la commission, de manière à pouvoir contrôler notre investissement et s'assurer que ceux qui bénéficiaient de de cette aide au CNV puissent toujours en bénéficier au Bureau Export."

MIXITÉ DES AIDES

Quelle que soit la nature de la demande initiale, les commissions peuvent proposer des aides sous forme remboursable ou non remboursable, ou une combinaison des deux.

Le mot du président : "L'idée est de disposer de souplesse car les budgets des commissions sont contraints. Par exemple, pour une entreprise qui a demandé une aide non remboursable, on peut lui proposer de combiner une aide non remboursable moins importante que le montant demandé et une aide remboursable en complément qui viendra atténuer le différentiel et assurer la trésorerie."

SUPPRESSION DU DÉLAI D'AFFILIATION

Il n'est plus nécessaire d'avoir un an d'affiliation pour prétendre aux programmes d'aide de l'établissement, toutefois l'entreprise affiliée doit pouvoir justifier d'au moins un an d'activité si elle souhaite déposer une demande d'aide.

Le mot du président : "C'est l'aspect le plus visible d'un ensemble de mesures prises pour mettre en cohérence les critères de recevabilité des dossiers. Jusqu'alors, chaque commission avait ses critères spécifiques de recevabilité, et on a simplifié et homogénéisé cela. Cette suppression du délais permet ainsi aux entrepreneurs d'accéder plus vite aux programmes d'aide."

VERSEMENT DES AIDES

Les aides inférieures à 5 000 euros sont versées en une fois.

Le mot du président : "Pour les TPE, c'est important, et cela évite d'avoir à déposer des dossiers trop fréquemment pour des sommes minimes. La somme est versée en amont, et un bilan reste demandé en fin d'exercice pour qu'on puisse vérifier que l'aide ait été utilisée à bon escient."

DÉVELOPPEMENT DES AIDES NON FINANCIÈRES

La commission pourra proposer aux demandeurs des aides non financières (conseil, accompagnement, etc.).

DROIT DE TIRAGE

Suppression de la limite du nombre de demandes de droit de tirage, les affiliés ne sont plus limités à 3 demandes par année civile.

Des radios libres des années 1980 à la direction de la musique de France Inter, qu'il vient de laisser, en passant par les maisons de disques, les Francofolies et quelques émissions cultes, Didier Varrod revient pour l'Irma sur plus de 30 années passées au service des musiques, au service de la musique.

- D'où vient votre passion pour la musique ?

Ma passion pour la musique vient de la radio. Je n'ai jamais voulu être musicien, je n'ai jamais fait partie d'un groupe, ni pris de cours d'instrument. Je suis un radio addict, et mes premiers souvenirs de musique sont liés à la radio, vers 3 ou 4 ans. Je pouvais rester des heures, bouche bée, fasciné, devant le poste de mes parents, à écouter France Inter, Europe 1, parfois RTL… Mon père zappait, déjà à l'époque, mais écoutait surtout les actualités, même s'il y avait évidemment de la musique. Très vite, j'ai demandé à mes parents de m'acheter mes premiers super 45 tours 4 titres : Françoise Hardy, Claude François, Sheila… Ils avaient un électrophone, achetaient quelques disques. Mon père était fan de Charles Trenet et Georges Brassens, donc bien sûr, je rejetais cette musique. Je préférais les compils des tubes de l'année de ma mère. Il y avait déjà des compilations à l'époque ! Ma première culture musicale s'est donc faite par la radio et les compils. Et bien sûr, par mes grands frères. Eux étaient totalement emportés par l'ouragan provoqué par les Beatles et les Rolling Stones. Ils partageaient la même chambre, mais avaient chacun "choisi leur camp". J'assistais, silencieux et ébahi, à leurs joutes verbales et musicales. Ils m'ont aussi fait découvrir Bowie, Neil Young, Roxy Music, Cat Stevens… Et dès que j'ai eu mon transistor portable, j'ai écouté la radio avec avidité.

- Vous écoutiez quelles musiques, quelles radios ?

Je zappais sur toutes les radios de l'époque : France Inter, RTL, Europe 1, Radio Monte-Carlo et Sud Radio. Je faisais des listes de ce qu'elles diffusaient. Je reportais à la main les résultats des hit parades de RTL, Inter et RMC, j'en faisais des synthèses, je les comparais… Et dès que j'ai eu un peu d'argent, j'ai acheté des disques, surtout les succès de la radio, puisque je n'avais pas accès à autre chose. Vient ensuite l'époque du collège, un âge où la musique devient le centre d'intérêt numéro 1, surtout pour ma génération. Début 1970, il y a encore les yé-yé, mais aussi Gainsbourg, Polnareff, Christophe, Nino Ferrer, tous les fossoyeurs du yé-yé qui furent très importants à l'époque, on a tendance à l'oublier, ou Dutronc. Et bien sûr, toute la musique anglo-saxonne qui déferle sur la France. Je suis au milieu de tout ça, je me nourris de tout ce que j'entends. Je passe sans souci des tubes du hit parade à Pink Floyd, les Who ou Elton John. Je complète ma culture musicale populaire, très radiophonique, par tout ce qui passe par mes oreilles. Je me forge une contre-culture, l'adolescence étant un âge où l'on rejette ce qui passe à la télévision et à la radio pour aller vers ce que l'on pense plus authentique.

- Vous étiez un programmateur-né ! Vous vouliez déjà travailler à la radio ?

Jamais, enfant et ado, je ne me suis dit que je voulais travailler à la radio. Je voulais être danseur. Je prenais des cours de façon très assidue. Et si ça ne marchait pas, je me voyais plutôt prof ou avocat, mais en aucun cas journaliste à la radio. Alors que les faits plaidaient pour ça. Mes parents m'ont raconté que je m'endormais toujours avec la radio et je vous confesse mes jeux d'enfants : seul dans ma chambre, je jouais à ma « radio imaginaire ». Elle s'appelait Radio Plus ! J'avais mes piles de disques, ma chaîne, un faux micro, et je faisais mes émissions !

- Quel est votre premier vrai choc musical ?

C'était en 1972. J'entends, sur Europe 1, Amoureuse de Véronique Sanson. Un choc ! Je file immédiatement chez le disquaire, j'achète l'album (il n'y avait pas de 45 tours). Je tombe littéralement amoureux d'elle. De fil en aiguille, je passe ensuite à Michel Berger, et je commence à me faire ma propre culture musicale de chanson.

- Vous démarrez, comme beaucoup à cette époque, dans les radios libres. Où et quand se passent vos premières fois à l'antenne ?

Je monte de Grenoble à Paris en 81, en pleine effervescence post-élection de Mitterrand. Je m'inscris à la Sorbonne en maîtrise d'histoire, avec pour sujet "le fait divers comme miroir de l'évolution d'une société en 1848". C'est d'ailleurs toujours ma révolution préférée ! Je me destinais à l'enseignement, je faisais déjà des remplacements dans des boîtes à bac, et j'aimais vraiment ça. Je débarque sans logement, et par l'intermédiaire d'un copain, je dégotte un contact pour louer une chambre dans le XVIIIe. Je m'y rends, sonne à la porte. Aucune réponse. J'insiste. Au bout de 20 minutes, une silhouette totalement endormie m'ouvre, me dit qu'elle n'est pas au courant, mais que je peux poser mes affaires. Et se souvient qu'il y a un mot pour moi sur la table de la cuisine, qui dit : « bienvenue Didier, si tu veux nous rejoindre, on est dans le XXe au métro Télégraphe. Je travaille jusqu'à minuit. Voici l'adresse, mais reste discret ». Je me retrouve alors dans les locaux d'une radio libre, Fréquence Gay, juste en face de NRJ. Je ne connais personne, et en quelques minutes, je réponds au téléphone pour l'émission de libre antenne. Pendant toute la soirée, je fais le standardiste pour Pablo Rouy, le pendant d'une Macha Béranger transgressive, queer et gay ! J'avais déjà travaillé pour la radio municipale de Grenoble, et très vite, comme c'était souvent le cas à l'époque, j'ai eu une émission sur la radio Lait Grenadine. À 11 heures du matin, je passais mes coups de cœur musicaux. À partir de ce moment-là, j'ai eu une vie plus… dissolue. Je suivais mes études de plus loin…
- Votre carrière de journaliste démarre dans la presse écrite, chez Numéros 1, puis Chanson magazine, Globe… Comment arrivez-vous là ?

Par une rencontre, lors d'une grande fête. Entre deux gin tonics, Christian Page me glisse qu'il lance un magazine, Numéros 1, et qu'il cherche des journalistes. Je le revois quelques jours plus tard, il me parle de son projet de faire un nouveau Salut les copains. Forcément, je ne suis pas très emballé. Et le comble, il me demande pour la semaine suivante un article sur Michel Sardou, que je n'aimais pas du tout. La semaine suivante, je reviens le voir avec un papier sur… Renaud. Qui lui plaît. C'est ainsi que l'aventure a commencé. Avec cette envie de dire tout ce que j'avais ressenti dans les années 1970 en écoutant et découvrant Sanson, Renaud, Higelin et les autres. Et je me suis vite fait repérer par Jean-Louis Foulquier, qui avait créé Chanson magazine. Il m'a débauché. J'ai ainsi pu affiner ma plume et étoffer mon carnet d'adresses.

- C'est Jean-Louis Foulquier qui vous fait rentrer chez Inter. Comment cela se passe-t-il ?

Ces canards musicaux se sont cassés la gueule les uns après les autres. Déjà, dans les années 1980, la presse musicale ne se portait pas très bien. Jean-Louis Foulquier m'a alors invité, avec Sylvie Coulomb et Laurence Lefevre, à faire des chroniques sur France Inter. Je débarque donc en septembre 85. En parallèle de mes deux chroniques hebdomadaires, je travaille pour Globe, dont je suis responsable des pages musique, collabore à des journaux qui vivent le temps d'une saison, comme Rock Mag. Je suis un pigiste comme il en existe des tas à l'époque, tout comme aujourd'hui. Ce n'est pas facile, c'est un peu la galère. Je postule partout, à Libé, à Télérama, au Monde, sans succès.

- Vous allez suivre Jean-Louis Foulquier pendant 20 ans, durant lesquelles il y aura aussi l'aventure des Francos.

L'aventure des Francos démarre dès ma première année à France Inter. Il faut savoir que Chanson magazine est lié à la création des Francos. Le journal ne marchait pas très bien. Quand Foulquier a voulu monter le festival, le banquier lui a mis une sorte d'ultimatum : ce serait soit le journal, soit le festival. Il fait donc le choix que l'on sait, et je me retrouve embauché aux Francos, quasiment en même temps qu'à Inter, suite à la liquidation de Chanson magazine. Cela va durer pendant 20 ans, et comme tout le monde le sait, cela va mal se terminer. Il y a prescription aujourd'hui, mais ce fut un épisode très douloureux.

- Cette expérience difficile de la non-reprise des Francos va paradoxalement vous ouvrir d'autres horizons professionnels, comme la télévision.

Cet épisode m'a beaucoup atteint, et m'a presque détourné de ma passion pour la chanson française. Mais sans cette mésaventure, je n'aurais peut-être jamais fait de documentaires pour la télévision. Je me suis retrouvé sans boulot, le bec dans l'eau, un peu dépressif aussi, et je ne trouvais rien. J'avais gardé des liens très forts avec de nombreux artistes, et quand est apparue l'opportunité, au début des années 2000, de faire de longs documentaires, c'était presque salutaire. C'est d'ailleurs aujourd'hui une grande partie de mon quotidien. Sans cette cassure de 2004, je ne serais peut-être pas non plus revenu sur Inter.

- Au cours des années 1990, vous faites également un passage en maisons de disques, Quel souvenir en gardez-vous ?

J'ai passé quatre ans chez Polydor et quatre ans chez Columbia, à des postes de direction artistique et de direction marketing. J'y ai fait de nombreuses et très belles rencontres, avec des gens que je n'aurais probablement jamais croisé, comme Eddy Mitchell, Philippe Léotard, Niagara, ou Solaar, dont j'ai accompagné les deux premiers albums, et qui sont des personnes incroyables. J'ai aussi signé beaucoup d'artistes, jeunes ou plus anciens. Cela m'a apporté une autre approche de la musique. J'ai appris beaucoup de choses qui m'ont été très utiles pour la suite, comme les rapports entre médias et promotion. Mais je n'étais pas à ma place.

- Venons-en maintenant à une autre de vos passions : les musiques électroniques, avec notamment l'émission Électron libre, au début des années 2000. Ce fut compliqué de passer de l'electro sur Inter ?

Électron libre, c'est l'émission que j'ai tenue le plus longtemps. Moi qui étais plutôt habitué aux cycles de 3 ans, celle-ci a duré 9 ans, de 2003 à 2011. Les musiques électroniques m'ont également permis de respirer. J'y trouvais beaucoup plus de plaisir et de simplicité, moins de business, plus de contre-culture, des choses qui, au-delà de la seule musique, me correspondaient mieux. Cela n'a pas été simple de passer de l'electro sur une radio du service public. Avant de devenir producteur d'une véritable émission, cela a pris un peu de temps. Cela a commencé par une chronique chez Foulquier, puis une séquence dans son émission vers 1998-1999. C'est Gilles Schneider, alors directeur de programmes, qui m'a confié l'émission en 2003. C'est l'un de mes meilleurs souvenirs radiophoniques. Un beau programme, avec des gens intelligents, pour défendre une musique qui n'était pas reconnue. Je passais Manu le malin, Laurent Garnier, Chloé, tous les acteurs de cette scène, même David Guetta, qui est venu pour son premier album… On a instauré les premiers DJ sets à la radio, on a fait acheter des platines et des tables de mixage, on était présents dans les festivals… On a participé activement à désenclaver ces musiques.

- L'émission a-t-elle été bien accueillie, en interne et par le public ?

Le public a répondu présent dès le départ. En interne, j'étais un peu un extraterrestre… On a été programmé de minuit à 1 heure le vendredi soir, puis le samedi soir, puis le dimanche soir. Et contre toute attente, le meilleur créneau fut celui du dimanche. Le vendredi et le samedi, les clubbers sont… dans les clubs ! La hausse de l'audience a été très perceptible quand on est passé le dimanche.

- Le véritable tournant, c'est la chronique Encore un matin. Quel a été son impact sur votre carrière ?

Elle va tout simplement changer mon destin à la radio. Philippe Val et Laurence Bloch décident de me confier une chronique dans le 7-9 de Patrick Cohen, à 7h23. C'était le désir de Patrick quand il est revenu à Inter. Jusqu'alors, je ne jouissais pas d'une grande légitimité en interne. J'étais vu comme le collaborateur puis le lieutenant de Foulquier, qui avait fait quelques émissions d'été, passait de l'electro à minuit. Dès son arrivée en 2009 Philippe Val m'a proposé la direction de la musique. J'ai refusé, justement parce que je n'avais pas cette légitimité, et que Bernard Chérèze, qui occupait le poste avec beaucoup de compétences, était unanimement reconnu. Il fallait d'abord que je sois un peu plus exposé. Et c'est ce qu'a permis Philippe Val, en me confiant cette chronique dans la tranche phare de la radio. Du jour au lendemain, beaucoup de gens m'ont découvert.

- En quoi cette chronique a-t-elle réellement changé la donne ?

La première audace de cette décision a été de mettre de la musique là où il n'y en avait pas, là où il n'y en avait plus. Politiquement et esthétiquement, c'est un acte fort. Tous les jours, à 7h23, on peut aussi bien parler de Zazie que d'un projet très spécifique, comme Jacques aujourd'hui. Je faisais ce que je voulais : jazz, pop, électro, chanson… À part la musique classique, sur laquelle je ne me sentais pas légitime. Mon objectif, c'était, dans une émission où se succèdent les chroniques, de parler de musique comme l'on parle de politique étrangère, d'économie ou d'actualité sociale. C'était un pari audacieux, loin d'être soutenu par tout le monde. Beaucoup étaient dubitatifs, jusque dans les hautes sphères. Mais les retours en interne ont été unanimes. Au bout de 3 ans, je me sentais enfin légitime, parce que je pouvais assumer pleinement la responsabilité de parler de musique dans l'émission prime de la radio, ce qui équivaut à dessiner ce que doit être la musique sur une radio de service public généraliste. Vous êtes la tête de pont de la ligne éditoriale et de l'esprit de la radio. Vous affirmez ainsi que la prescription, la découverte et le patrimoine peuvent se conjuguer. Christine and the Queens peut cohabiter avec Jean-Louis Murat ou Georges Brassens.

Autre aspect important, j'ai pris conscience de l'impact en fonction de la position dans la grille des programmes, ce qui a nourri ma réflexion ultérieure à la direction de la musique. Si je parlais d'un EP d'une artiste inconnue à peine disponible en digital, elle pouvait se retrouver dans les tops 10 des sites de streaming une heure après ! Je me suis dit que c'était là qu'il fallait être pour assurer une vraie promotion et une vraie visibilité pour les nouveaux talents. Des fois, à peine ma chronique terminée, je remontais dans mon bureau pour écrire celle du lendemain, et je voyais déjà apparaître l'artiste sur iTunes ! Et les professionnels l'ont aussi très vite remarqué. J'étais très sollicité. Cela m'a préparé au poste de directeur de la musique, que j'ai fini par accepter trois ans plus tard.

- À quoi ressemble le travail du directeur de la musique ?

Une chose est sûre, je ne savais pas ce que c'était avant d'y être. J'avais une vague idée en voyant travailler Bernard Chérèze et ses équipes. Je pensais naïvement que j'allais décider de la ligne éditoriale musicale de la radio. Ce qui n'est en fait qu'une partie du boulot. La musique est un marqueur identitaire fort d'Inter, cela va donc bien au-delà de la seule programmation musicale. Comme sur toute radio généraliste, on passe 2, voire 3 titres par heure. Cela ne suffit pas pour affirmer une identité. Il faut incarner et mener des projets forts liés à la musique, à l'antenne et hors antenne, qui sortent du cadre de la seule programmation.

- Commençons par le plus évident, la programmation musicale. Comment se fait-elle ?

Le travail de programmation est déjà un travail conséquent en soi. Il faut définir les playlists, le nombre de titres par playlists, le pourcentage de titres francophones, le choix des esthétiques jouées, le rythme de rotation des nouveautés, leur fréquence de rotation par semaine… Ces choix se font lors d'une réunion, chaque mardi, avec les 5 programmateurs musicaux de la station plus le directeur. Chaque semaine, une grande quantité de nouveautés arrive. On fait une sélection, complétée par les apports de chacun, qui n'arrivent pas par la « voie officielle ». On se réunit autour d'une sélection de 15 à 30 titres à écouter. Et l'on décide du sort de chacun. Un titre peut être rentré immédiatement. On peut aussi s'enthousiasmer sur un titre et temporiser, parce qu'on n'a pas de place ou que cela ne correspond pas tout à fait à la couleur de la radio. Alors on représente le titre une deuxième, voire une troisième fois. Et il y a ceux que l'on élimine. Il faut découvrir, écouter et trancher. Ce sont des débats passionnés, passionnants, parfois irrationnels, qui peuvent durer 4 heures, et on ne peut pas tout prendre. Faut-il faire rentrer Cali plutôt qu'Aquaserge, ou les deux ? Que faire d'un nouveau Julien Clerc, quelle place pour le rap, etc. C'est le genre de question que l'on se pose.

- Quelle est donc l'autre partie du travail de directeur de la musique ?

L'autre aspect très important, et qui justifie le poste de directeur de la musique, c'est la direction artistique de la radio : tout ce qui va au-delà de la playlist, et donne du relief à un artiste que l'on choisit de soutenir. Comment initier une politique de partenariat ambitieuse sur les albums, les festivals, les événements exceptionnels et les opérations spéciales à l'antenne… C'est aussi imaginer des créations, à l'intérieur de la maison, avec des résidences, créer des projets qui vont incarner l'esprit Inter : compilations, playlists en ligne, newsletters, blogs, réseaux sociaux…

- Quelle était votre philosophie ?

Mon idée forte, c'était de casser les codes établis de la radio, qui veulent que la musique live soit circonscrite à des émissions dédiées programmées en soirée. Et surtout de sortir les nouveautés dites "spé" du ghetto de la programmation d'après 20 heures. Ma première action a été d'instaurer des journées spéciales sur un artiste. La première s'est faite avec Camille et la retransmission le soir, en direct, de son concert à l'Olympia. Mais pour donner plus d'impact, nous lui avons "laissé l'antenne" pendant toute la journée. Elle a créé des jingles, assuré la rédaction en chef de l'émission de Pascale Clark, m'a remplacé à 7h23 pour faire elle-même une chronique… Ensuite, la première grosse opération a lieu en novembre 2012, avec Bobby Womack. Le label Beggars m'appelle pour me dire qu'il est de passage à Paris et me propose un concert en direct. Il n'en avait pas fait pour la sortie de l'album, à cause de problèmes de santé. On a mis en branle l'ensemble de l'antenne pour valoriser ce concert, au 105, avec Damon Albarn. En janvier suivant, on a enclenché tout le travail autour du premier album de Woodkid. Là, j'ai demandé à la radio de s'investir dès le départ, sur un concert au Grand Rex avec un orchestre symphonique, quatre mois avant la sortie de l'album. Et en mars, on lui a aussi "offert" une journée d'antenne où il a remixé à sa façon tout l'habillage de la chaîne. Là, c'était pour un artiste que personne ne connaissait. Après, il y a aussi un travail plus souterrain. Il fallait inventer d'autres écritures radiophoniques pour que la musique soit plus présente. J'ai par exemple soutenu à fond l'idée du live chez Pascale Clark à 9 heures du matin. Cela a donné la mémorable émission avec Fauve et La Femme entre autres. Pour les 50 ans de la radio, nous avons recommencé avec deux concerts création en matinale. Zebda sur 50 ans de chansons de répertoire lié à l'intégration à Toulouse et Jean-Louis Murat avec Delano orchestra à la Coopé, diffusé à 11 h du matin.

- Le directeur de la musique d'Inter doit être très recherché et sollicité par tous les labels, avec ce que cela implique de pression, de pouvoir et de responsabilité. Surtout quand on sait qu'une entrée en playlist sur Inter peut déterminer la viabilité d'un projet artistique. Comment gère-t-on cet aspect ?

C'est l'un des aspects dont je n'avais pas pris la mesure. Cela confère un réel pouvoir, et l'on devient du jour au lendemain LA personne objet de toutes les attentions. On est le roi du monde ! Alors même qu'Inter n'est pas une radio musicale. Sur cet aspect, les choses ont beaucoup évolué pendant mes 4 années passées à la direction de la musique. Les mutations du secteur musical se sont accentuées pendant cette période. Il est beaucoup plus problématique de dire non à un artiste aujourd'hui qu'en 2012. Pour beaucoup, aujourd'hui, être ou ne pas être sur Inter est une question de vie ou de mort. Du coup, la responsabilité et la pression ne sont plus du tout les mêmes. Ce qui n'a pas que des aspects négatifs. Cela peut être très agréable de se sentir courtisé, d'être sollicité toute la journée, de sentir que l'on a une importance capitale. Puis très vite, cela devient juste usant, pour au final ne plus être agréable du tout.

- Cela ne doit pas être simple de garder sa ligne directrice…

Il faut s'efforcer de rester le plus objectif possible, mais la dimension affective ne peut être ignorée. Plus qu'avec des artistes directement, c'est avec les labels ou les entourages professionnels que c'est le plus fort. J'ai toujours été sensible aux aventures artistiques portées par des collectifs et des indépendants qui incarnent la vitalité de la filière en proposant de très bons disques, sans avoir forcément les moyens de les développer sans l'appui d'un grand média. Pour moi, c'est l'une des composantes essentielles de la mission de service public. On a construit des histoires, avec des collectifs ou des labels, comme La Souterraine, Infiné ou No Format. J'ai tenu à ce qu'ils soient reçus comme les majors, et que l'on puisse, selon notre impact, aider leurs projets. Pareil pour les festivals : il était très important pour moi d'être à l'écoute des événements indépendants aux moyens limités ne leur permettant pas de construire des partenariats avec nous, comme par exemple Les Femmes s'en mêlent. Malheureusement, la réalité économique vous rattrape et vous ne tenez pas tous vos engagements, car on souffre aussi de ne pas avoir les émissions correspondantes à l'antenne, qui traitent de pop indé ou d'électro, pour porter ce type d'événements.

Il faut aussi ne pas être dans le zapping permanent, et soutenir des artistes sur la durée. C'est ce qu'avait fait Bernard Chérèze, resté 13 ans en poste. J'ai eu à coeur de conserver une fidélité avec certains artistes, comme ceux de la nouvelle scène française du début des années 2000, qu'il avait portés et pour lesquels lorsque je suis arrivé le succès n'était plus le même. Ils ont été à un moment donné les stars de l'identité d'Inter, on ne peut pas les balayer d'un revers de main. Il faut donc trouver le juste équilibre entre la volonté de renouveler et la fidélité. J'ai du composer entre le sang neuf "Inter 2.0/Varrod", avec La Femme, Christine and the Queens, Benjamin Clementine ou Agnès Obel, Woodkid, The Shoes, Fauve, Jain, Feu ! Chaterton, tout en essayant de rester fidèle à Cali, La Grande Sophie, Émilie Simon, Emily Loizeau ou Olivia Ruiz, Vincent Delerm, Albin de la Simone et Bertrand Belin, pour lesquels c'est peut-être plus difficile aujourd'hui s'il n'y a plus Inter pour les soutenir.

- Pendant vos 4 années, il y a eu des arrêts d'émissions et des départs de figures emblématiques d'Inter, comme Dordhain, Le Vaillant ou Meyer. Cela faisait-il aussi partie de votre mandat de renouveler la grille, les formats et les voix ? Avez-vous des regrets ?

Cela faisait partie de mon mandat de renouveler la grammaire, ou en tout cas la réflexion sur les émissions musicales de la chaîne. Mais pas de virer les gens. Ce n'était pas dans mes attributions. J'insiste là-dessus. Ce renouvellement passe nécessairement par un état des lieux des émissions. On touche là à l'humain et à la relation souvent fusionnelle qui lie le producteur à l'histoire même de la radio. C'est donc extrêmement compliqué. Ce n'est pas ici je pense qu'il est pertinent d'évoquer des histoires de personnes où chacun possède sa vérité. En revanche, je peux vous parler d'une mission qui consistait à trouver de nouvelles voix et de nouvelles écritures. C'est là où j'ai eu, de mon point de vue, le plus de difficultés. Je n'ai pas réussi à imposer la nécessité par exemple d'une émission de musiques électroniques plus élargie et plus actuelle que l'avait été Électron libre. Je n'ai pas eu les bons arguments, et peut-être pas le bon producteur ou la bonne productrice. Mon plus grand regret, c'est de ne pas avoir pu garder Laura Leishman. Quand je suis arrivé, j'ai dit à tout le monde : « il faut trouver le nouveau Lenoir et le nouveau Foulquier ». C'était une erreur. C'était impossible, parce que les temps ont changé, et qu'il est vain de courir après ce type d'idéaux chimériques. Et je pense que j'avais trouvé la bonne personne en Laura Leishman, parce qu'elle incarnait quelque chose de nouveau, de très actuel. Elle avait pour moi créé la meilleure émission musicale de Radio France. Elle pouvait passer Kaaris et du métal, Justin Timberlake et XX, le tout en parfaite synchronicité avec les réseaux sociaux. Elle avait intégré l'instantanéïté du web 2.0, du coup elle n'était pas dans le même tempo que la radio. J'aurais dû trouver les arguments pour la garder.

- Votre successeur va-t-il s'inscrire dans la continuité de ce que vous avez initié ?

Je le pense, mais Jocelyn Perrotin, qui était auparavant directeur de la promo et du marketing chez Barclay, défendra très bien sa vision personnelle. J'espère qu'il prendra le temps d'une réflexion de fond sur les émissions musicales. Elles sont un marqueur essentiel d'Inter, et quand on dispose de producteurs emblématiques en nombre, il y a moins besoin de multiplier les opérations spéciales pour compenser et pour affirmer une identité musicale forte. Mais il faut aussi prendre pleinement conscience que les choses ont changé. On n'écoute plus et on ne découvre plus la musique de la même manière qu'il y a 20 ans. Nous devons faire découvrir nos choix éditoriaux par d'autres canaux, et sortir de la vision étroite du seul temps d'antenne, pour aller là où se trouvent les nouveaux publics. Il faut investir massivement les outils numériques, avec les playlists, les plateformes de streaming, les réseaux sociaux, renforcer notre présence sur les festivals…

- Vous avez initié des choses dans ce domaine, avec notamment les projets de webradios…

Je n'ai pas eu le temps de mener à terme ces projets-là malheureusement. L'événement marquant sur ce sujet-là, c'est le succès incroyable des playlists au moment de la longue grève d'un mois que nous avons connu en 2015. Elles ont été les programmes les plus partagés de France ! Et l'on a pris conscience du potentiel énorme de ces formats en dehors de l'antenne. Ce qui est drôle, c'est que beaucoup de gens ont découvert notre boulot à ce moment-là. Ils ont entendu, en continu, ce qu'était l'identité musicale d'Inter, avec cet équilibre entre nouveautés et titres gold.

- D'ailleurs, quelle est la proportion nouveautés/golds sur Inter ?

Elle est de 40% de golds ou standards et de 60% de nouveautés. À mon arrivée, j'ai passé la part de standards à 20%, ce qui a été une de mes mesures phares. Quand la nouvelle direction est arrivée, ils m'ont demandé de repasser à 40%. Il a fallu discuter, se battre, et on a trouvé un terrain d'entente.

- Cela avait d'ailleurs entraîné la déclaration de Laurence Bloch au Monde en 2014 : « nous avons peut-être été trop loin dans la promotion des nouveaux talents ».

Tout à fait, mais cela reste une de mes plus grandes fiertés. Incarner ça, c'est exactement la vision que j'avais de ce métier. Mais on est revenu ensuite à un 60/40, en retravaillant la couleur des standards et des nouveautés. Mais là où Laurence Bloch a été formidable, c'est que cela a permis d'affirmer, par d'autres actions, la mise en lumière des nouveaux talents, comme par exemple Christine and the Queens en live à 21 heures avant la sortie du premier album alors que personne ne la connaissait. Encore une fois, passer Fauve à 9 heures du matin chez Pascale Clark, ça vaut tous les 60% du monde. Et Laurence Bloch m'a suivi sur ces systèmes de "compensation". J'ai pu mettre en place les doubles affiches de jeunes talents chaque mois à 21 heures, on a renforcé les créations originales, les journées spéciales, en les étendant à des artistes moins cotés… Aujourd'hui, je suis persuadé que c'est bien plus efficace que de s'accrocher à des pourcentages et des quotas sur des playlists.

- Parlons maintenant d'un autre projet phare de votre passage, le radio-crochet La Relève, qui n'a pas été conservé.

On l'a fait pendant 2 ans, en 2014 et 2015. Puis la Sacem, avec qui on avait monté l'opération, s'est retirée. Ce projet me tenait à coeur. Il s'adressait à des artistes amateurs. Il était primordial pour moi que tous aient un contrat, et soient payés, ce qui n'est pas le cas pour les lives à la radio, pour lesquels les artistes sont en général rémunérés par leur maison de disques. Symboliquement, il était très important que Radio France, qui est la maison des artistes, représente une étape dans leur processus de professionnalisation. Peut-être même plus que le concours lui-même. Malheureusement, ça n'a pas pris comme je l'espérais. Mais la satisfaction, c'est que tous ceux que l'on a vu passer sont là, ils font des EP, des premiers albums, des concerts… On parle beaucoup de Therapie TAXI en ce moment, qui était dans la sélection 2015, de Tim Dup, que l'on n'avait pas sélectionné car il était mineur, Radio Elvis, Pirouette, Minou, ArKadin, Pipo, Clio… Bref, ils sont tous en exercice et dans la professionnalisation. Aucun n'a explosé, mais on n'avait pas vocation à être La Nouvelle Star. On cherchait avant tout des artistes. Mais j'ai sûrement eu tort de vouloir me caler sur les fonctionnements des télé-crochets, avec les systèmes de vote et d'élimination… Il aurait fallu inventer une autre formule.

- Qu'est-ce qui vous a décidé à quitter le poste ?

Ce fut un choix difficile, motivé par plusieurs raisons. Je pensais que les grands projets, les créations, qui furent une de mes obsessions artistiques, seraient plus simples à mener, puisque nous avons tout en interne : locaux, studios, équipes techniques pointues… Et en fait, c'était compliqué, chronophage, et au final épuisant. J'étais perfectionniste, et ces projets me prenaient 80% de mon temps, passé en négociation avec les formations musicales, les artistes, les producteurs… C'est un des inconvénients des avantages du service public. C'est une grosse machine, puissante, mais qui produit aussi de l'immobilisme. De cet immobilisme naît une vraie rigueur, au bon sens du terme, mais quand on est porté vers l'action, c'est difficile. J'étais devenu un responsable de production, au sens artistique mais aussi administratif du terme, qui devait en plus assumer la programmation et tout le quotidien d'un directeur d'une grande administration. J'étais usé, et il y avait de moins en moins de plaisir.

Et là-dessus est survenu le drame des attentas de janvier 2015. À ce moment-là, le travail de directeur de la musique prend un tout autre sens. Le 9 janvier était prévu le concert d'Asaf Avidan dans nos locaux, le jour de la tuerie de l'Hyper casher. On entre dans d'autres problématiques, qui dépassent très largement la musique. On est investi d'une responsabilité énorme : faut-il maintenir ou annuler le concert ? Et soutenu par la direction, par le président Mathieu Gallet, on se dit que ce concert fait alors profondément sens. On est dans un état d'esprit étrange, on se sent à la fois très forts et très fragiles. On offre de la musique au moment où le pays est chaos. Ce concert restera l'un de mes plus beaux souvenirs d'homme de radio, et d'homme tout simplement. Il y aura ensuite la soirée d'hommage aux victimes de Charlie Hebdo le dimanche, suite à la marche nationale et citoyenne du 11 janvier. On est coupés du monde, de cet élan collectif, 24h sur 24 à la radio, loin de nos proches, pour préparer une émission avec des chanteurs. Je passe mon samedi au téléphone pour trouver des artistes. Il faut tout gérer en urgence, les ordres de passage, les balances… On est presque sur pilote automatique, parce qu'on est portés par le sentiment qu'il faut le faire, mais j'en suis sorti épuisé, avec la conviction que je ne pourrai pas rebondir. Et puis on se repose, on part en vacances, on se dit qu'on n'est pas les plus à plaindre, on relativise… Et on continue. Jusqu'en novembre où là… C'est nos proches, c'est la musique qui est touchée… On repart dans une spirale folle, on monte l'émission Allons enfants du Bataclan… Avec la même énergie, mais c'était trop pour moi. Il fallait que je fasse autre chose après. J'en ai parlé à Laurence Bloch, qui m'a encouragé à continuer, au moins jusqu'à la présidentielle de 2017. Je suis revenu en janvier avec la conviction qu'il fallait vraiment passer à autre chose. De plus, j'ai toujours considéré qu'un poste comme celui de directeur de la musique ne pouvait et ne devait pas être occupé trop longtemps. Il faut savoir s'arrêter au bon moment et laisser la place.

- Et aujourd'hui, vous êtes redevenu "simple producteur" ?

J'ai retrouvé une forme de précarité, mais au moins je suis là où je me sens le mieux, à l'antenne, à porter Foule sentimentale, une émission sur la chanson française telle que je la rêvais il y a 15 ans. Et toute la pression s'est envolée, d'un coup. Les sollicitations incessantes se sont arrêtées du jour au lendemain. Il n'y a plus que le plaisir, de la radio et de la musique. Cela fait beaucoup de bien, et permet aussi de savoir qui sont les vrais amis et les proches.

- Du coup, vous avez aussi repris votre activité documentaire ?

Je travaille actuellement sur un 90 minutes sur Renaud pour M6, et je vais bientôt en démarrer un autre sur Goldman pour France Télévisions. Mais j'ai aussi plein d'autres projets. Je travaille notamment sur un festival France Inter, sur 3 jours, avec de la création et de la diffusion, à la fois dans les locaux et hors les murs, qui soit le porte-parole de la ligne éditoriale de la chaîne tout en faisant des paris sur des jeunes talents. Plus que jamais, il y a besoin de moments dans l'année où l'on regroupe toutes les énergies liées à la chanson. La chanson est l'un des fleurons culturels pour la France de demain. Je le pensais déjà dans les années 1980 et 1990, mais nous n'avons jamais eu autant de talents aussi bien armés pour porter le meilleur de l'exception culturelle française. Tout cela est en réflexion, mais aujourd'hui, de nombreux médias ont leur festival, alors pourquoi pas nous ? Je me penche aussi sur l'écriture de spectacles musicaux. Cela me permettrait d'aborder la création pure, moi qui n'a jamais fait de musique ! Ce sera pour 2018.

Propos recueillis par Romain BIGAY

Après avoir changé ses statuts et ouvert sa gouvernance aux entreprises bénéficiaires de son dispositif d'hébergement et de services, le Mila vient de modifier en profondeur son conseil d'administration dont le nouveau président est Clément Praud (Aglaé, PolyChrone).

Depuis le 18 octobre et l'adoption de nouveaux statuts, les entreprises hébergées et bénéficiaires des services Mila pouvaient s'intégrer à part entière dans le projet de cette pépinières d'entreprises musicales située dans le 18e arrondissement de Paris.

Elles ont pu ainsi participer à une assemblée générale extraordinaire pour élire un nouveau conseil d'administration où siègent désormais :

- 5 membres hébergés :
Clément Praud de PolyChrone et Aglaé,
Clément Aubey du Bouquet,
Sèverine Berger de Veev Com,
Pierre Sokol de Longueur d'Ondes,
Maggie Doherty de MDC,

- 3 membres bénéficiaires :
Matthieu Remond de Rising Bird Music,
Arthur Sachel des Autres,
Julien Philippe d'Antipodes Music,

- un membre de droit :
Christophe Chiappa.

Élu comme président par le CA, Clément Praud souhaite que les nouvelles instances soient très vite opérationnelles : "Le nouveau conseil d'administration déploiera dès les mois prochains un ensemble de dispositifs de nos petites entreprises musicales au service de leur développement, de leur structuration et de leur consolidation. Ces outils seront conçus de manière collaborative et participative avec les adhérents et les acteurs de terrain. Cette approche désormais transversale permettra d'amplifier et de conforter les missions du Mila."

De retour de l'AGE @Milaparis qui a élu son nouveau CA avec @clementpraud comme nouveau président https://t.co/BXf89u1toZ

— IrmACTU (@IrmACTU) 13 décembre 2016

Début de l'assemblée générale du @Milaparis et présentation des nouveaux statuts par le président @vivamusicapic.twitter.com/wOyS7wJZbr

— Mila (@Milaparis) 13 décembre 2016

Plus d'infos sur le site du Mila

Posté par le dans Actualités professionnelles

Jazz Migration, dispositif d'accompagnement d'artistes, lance sa 3° édition. Les candidats ont jusqu'au 13 janvier pour déposer leur dossier et les groupes retenus dans la sélection bénéficieront d'une aide en matière de formation, de résidence et de diffusion.

Jazz Migration est un dispositif de repérage porté par AJC et pensé pour s'adapter aux nouvelles logiques et réalités du secteur de jazz. L'appel à projet de cette 3° édition vient d'être lancé.

Les formations qui souhaitent y participer, ont jusqu'au 13 janvier 2017 pour déposer leur dossier. Pour cela, il faut respecter ces conditions :
- être parrainé par un diffuseur (programmateur) basé en France ;
- la moyenne d'âge des musiciens doit être de moins de 35 ans ;
- format du duo au quintet (pas de technicien son ou lumière pris en charge dans le dispositif) ;
- au moins 1 disque distribué au sein de la formation ;
- seuil de 5 concerts réalisés dans des conditions professionnelles, dont une partie hors de leur région d'origine ;
- obligation pour les formations d'être composées de musiciens résidant en France métropolitaine ;
- inscription à la SACEM obligatoire pour les compositeurs/musiciens/improvisateurs du groupe.

Les 4 groupes finalistes seront accompagnés lors d'une résidence artistique, une formation artistique au Studio des variétés et 4 stages de formation à l'Irma (édition, structuration, diffusion, communication). Ils bénéficieront d'autres avantages comme la présence au salon professionnel Jazzahead ! en 2018.
Ils se verront également programmés lors d'une tournée en 2018 et seront notamment accueillis par les adhérents AJC ayant pris part à la sélection.

>> Plus d'informations

Dans une lettre adressée à la ministre de la Culture Audrey Azoulay, l'association Tous pour la musique, par la voix de son président Bruno Lion, appelle à soutenir financièrement les Smac à la même hauteur que les autres labels nationaux, comme préconisé par l'amendement d'Hervé Féron, soutenu par 41 députés.

Communiqué

Madame la Ministre,

L'ensemble de la filière musicale réunie au sein de l'association Tous Pour La Musique (TPLM) soutient avec conviction le nouvel amendement à l'initiative d'Hervé Féron, député de Meurthe-et- Moselle, en faveur de l'augmentation du financement des SMAC – Scènes de Musiques Actuelles –, déposé par quarante et un députés [

Du 11 au 14 janvier, Groningen accueille l'édition 2017 d'Eurosonic Noorderslag, rendez-vous musical européen incontournable. EN plus de très nombreux concerts, la convention accueille de nombreuses rencontres et conférences.

Cette année encore, ce sont plus de 4 000 professionnelsvenus de toute l'Europe qui se retrouveront à Groningen aux Pays-Bas our la nouvelle édition d'Eurosonic Noorderslag, du 11 au 14 janvier. Au programme, plus de 175 panels, keynote, ateliers, pitchs et réceptions.

La convention se répartit en 5 grandes composantes, en plus du programme général de conférences : Buma Music Meets Tech, EPIC : European Production Innovation Conférence, Artist Programme, Future of Media et Pop Policy.

- EPIC : European Production Innovation Conférence :
EPIC, c'est le rendez-vous de l'innovation pour les festivals, concerts et événements, qui propose des conférences, des temps de rencontres et des présentations de startups.
> Le programme d'EPIC

- BUMA Music meets tech :
Un programme proposé par BUMA/Stemra qui permet à des stratus et entreprises innovantes de présenter leurs produits et services et de rencontrer des professionnels et des investisseurs pour les accompagner dans le développement de leur activité.
> Le programme BUMA Music meets tech

- Artist Programme :
La journée du 14 sera consacrée aux artistes, auteurs et compositeurs.
> le panel Artist programme

- Future of Media :
Le samedi verra également le VPRO Medialab proposer une session interactive pour les créateurs et les makers autour de projets de plateformes online et offline, ainsi que de nombreuses keynotes et ateliers.
> le programme Future of media

- Pop Policy :
La journée du jeudi est consacrée aux questions politiques et institutionnelles, balayant de nombreux sujets > le programme Pop policy

>> Informations pratiques et programmes complets

Zone Franche fête ses 25 ans. Pour l'occasion, le réseau des musiques du monde organise un événement le 14 décembre 2016 au Studio de l'Ermitage à Paris avec rendez-vous privilégié pour les adhérents, showcases et dj sets.

Zone Franche, le réseau des musiques du monde a vu le jour en 1990 de la rencontre des musiques de tradition orale et des sons de la mondialisation. Zone Franche c'est aujourd'hui 200 structures.

Pour célébrer ses 25 ans, le réseau Zone Franche organise une soirée le 14 décembre au Studio de l'Ermitage. Si la première partie de soirée est réservée aux adhérents, le reste de l'événement est ouvert au public.
Ce rendez-vous sera l'occasion d'initier une nouvelle formule des Rencontres Réseau de Zone Franche qui ont lieu 3 fois par an. Désormais, les adhérents défendront "en live" leurs actualités.

Dès 20h30 :
- Présentation des actualités de L'Afrique dans les Oreilles, Dessous de Scène et Dérapage Prod.
- Showcases de :

Kolinga, Entre Noir & Blanc
Bel Air do Forro, Madame Bobage
Kiala & Afro Blaster, Turn Again Music
DJ Wonderbraz,Innacor
DJ Ibaaku, Ginger Sounds et Scènégal Ethic

Thomas Laou-Hap, directeur de Zone Franche, nous parle de l'action du réseau depuis sa création : "en 25 ans, Zone Franche a aidé à la professionnalisation du secteur des musiques du monde qui reste encore jeune. Aujourd'hui, les musiques du monde souffre d'une baisse de visibilité globale alors que le renouvellement artistique est réel."
Le réseau oeuvre à la prise en compte des problématiques des musiques du monde par les politiques publiques : "très nombreux sont nos adhérents qui travaillent avec des artistes à l'étranger mais la question de la mobilités des artistes est absente des débats de politiques culturelles. Nous devons faire entendre nos spécificités".

Dès janvier 2017, Zone Franche lancera une campagne pensée par les adhérents sur la diversité culturelle. L'objectif est de médiatiser les musiques du monde en période électorale et défendre une diversité culturelle par le vecteur de la musique.

Pour rappel, Zone Franche a présenté le 2 décembre aux Transmusicales son Guide pratique des visas qui rend compte des récentes avancées législatives et réglementaires liées à l'adoption de la loi du 7 mars 2016 sur le droit des étrangers en France.

>> Plus d'informations sur les 25 ans de Zone Franche

>> Consulter le Guide Pratique des Visas

Le crédit d'impôt en faveur de la production phonographique a pour objectif de soutenir la création et la diversité musicale en accompagnant les entreprises du secteur. Le calendrier 2017 des dates limites de dépôt des dossiers est disponible.

Le crédit d'impôt en faveur de la production phonographique a pour objectif de soutenir la création et la diversité musicale en accompagnant les entreprises du secteur, au premier rang desquelles les PME et TPE qui sont le plus fragilisées par la transition numérique. Par ailleurs, il s'agit de soutenir la diversité des répertoires et le renouvellement des talents. Il est réservé aux entreprises de production phonographique qui exposent des dépenses de production (personnels permanents, non permanents, artistes musiciens, etc.), de développement (réalisation de tournées en France et à l'étranger, réalisation de programmes audiovisuels musicaux, etc.) et de numérisation pour un enregistrement phonographique et/ou vidéographique musical (vidéomusique ou DVD musical). Le crédit d'impôt, calculé au titre de chaque exercice, est égal à 30 % du montant total des dépenses de production et/ou de post-production d'un disque ou de vidéomusiques et des dépenses liées au développement de ces productions (scène, émissions de télévision ou de radio, création de site Internet, base de données numérisées…) pour les entreprises qui répondent à la définition de la PME européenne.

DATES LIMITES DE DÉPÔT DES DOSSIERS DE DEMANDES D'AGRÉMENTS PROVISOIRES ET DÉFINITIFS ANNÉE 2017

- jeudi 12 janvier 2017
- jeudi 9 mars 2017
- jeudi 11 mai 2017
- jeudi 29 juin 2017
- jeudi 7 septembre 2017
- jeudi 9 novembre 2017

>> Informations complètes et formulaires

L'Académie Charles Cros, qui récompense chaque année les disques et DVD français, a décerné jeudi 24 novembre ses Grands Prix. Retrouvez l'intégralité du palmarès 2016.

Prix du Président de la République

- Edith CANAT DE CHIZY

Hommage Musiques du monde

- Moriba KOÏTA

In honorem interprètes

- Musique classique : Véronique GENS

- Musique contemporaine : Donatienne MICHEL – DANSAC

- Jazz : Henri TEXIER

- Chanson : JULIETTE

Prix Filleul 2015

- Thibaut GARCIA, guitare classique

Les Grands Prix internationaux du disque

- Ensemble instrumental : Le concert de la loge : Haydn - La Reine : Rigel, Sarti, JC Bach - Sandrine Piau, direction : Julien Chauvin (Aparté)

- Découverte classique : Justin TAYLOR, clavecin
La Famille Forqueray - Portrait(s) (Alpha / Outhere Music)

- Nouveau talent lyrique :
Marianne CREBASSA, mezzo soprano
Oh, Boy ! Mozarteum Orchester, direction : Marc Minkowski (Erato - Warner Classics)

- Soliste instrumental :
Jonas VITAUD, piano
Miroirs - Dutilleux, Liszt (NoMad Music)

- Musique contemporaine :
Francesco FILIDEI
FORSE, Ensemble 2e2m, direction : Pierre Roullier (L'Empreinte Digitale)

Philippe HUREL Traits, Ensemble Court-Circuit (Motus)

- Jazz :
Pierre de BETHMANN
EXO, Medium Ensemble / Volume 2 (2 CD ALÉA)

- Blues :
Michael KIWANUKA
Love & Hate (Universal Music Division Mercury Records)

- Disques pour enfants :
MERLOT
Marcel le Père Noël (et le petit livreur de pizza) (Little Village / Harmonia Mundi)

- Chanson :
Michèle BERNARD, Tout'Manières… (EPM)

Christian OLIVIER, On/Off (Mercury / Universal music)

- Chanson Découverte :

HILDEBRANDT, Les Animals (At(h)ome)

- Musique du monde :
Sébastien BERTRAND, accordéon diatonique
Traversées (Daqui)

- Parole enregistrée :
Charles JULIET
Te rejoindre (Des Femmes Antoinette Fouque)

Les Grands Prix internationaux du DVD

- DARDANUS
Compositeur : Jean-Philippe Rameau - Artistes : Raphaël Pichon, Michel Fau, Gaëlle Arquez, Karina Gauvin, Reinoud Van Mechelen, Florian Sempey, Nahuel Di Pierro, Katherine Watson
Orchestre : Ensemble Pygmalion (Harmonia Mundi)

- EINSTEIN ON THE BEACH
Philip Glass (musique), Robert Wilson (mise en scène et lumières), Lucinda Childs (chorégraphie), Michael Riesman (direction) (2 DVD Théâtre du Châtelet / Opus Arte)

Grands prix Charles Cros scène

- Grand Prix scène : MIOSSEC
- Prix révélation scène : Barbara WELDENS
JULES et le Vilain Orchestra

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